Aujourd’hui je devais renouveler mon adhésion au FN...

Publié le par Christophe

claude-gueant FN

 

Aujourd’hui je devais renouveler mon adhésion au FN, mais j'ai décidé de m'accorder quelques jours de réflexion. Moi qui veux sortir de l'Union Européenne, sortir de l'Euro, rétablir la souveraineté de mon pays et dénoncer les accords de Schengen, je ne suis plus certain que le FN le veuille autant que moi...

 

 

La genèse de mon malaise

 

Marine Le Pen a déclaré un an avant le premier tour de la présidentielle de 2012 vouloir renégocier les traités européens et dénoncer les accords de Schengen. Pourquoi ? Sans doute pour ne pas faire peur aux Français qui bien que déçus par l'Europe ne manifestent pas vraiment le désir d'en sortir. Ou plus précisément ils regrettent d'y être entré et on peur d'en sortir dès fois que ce serai pire.

Lors la campagne de l'élection présidentielle, durant les actions sur le terrain, un élément a été déterminant pour nous empêcher d'atteindre le second tour : la peur de quitter l'euro. Même principe que précédemment , les Français sont contre l'euro mais ils ont peur de le quitter. Ils sont esclaves de l’Europe et de l'euro !

L'info de la base est bien remonté jusqu'au bureau politique. Depuis on ne parle plus que de renégociations en tous genres et de monnaie commune sans monnaie unique. Terminé la sortie sans conditions de l'Europe et de l'Euro.

Le fervent eurosceptique que je suis a été fortement déçu de certains propos tenus lors de l'émission Mots croisés du 28 janvier. Lorsque Yves Calvi, l'interrogea sur la sortie pure et simple de l’Union européenne. La réponse a été plutôt : « Négocier tout ce qui m’apparaît comme étant profondément négatif dans l’Union Européenne. »

Et cela continue, à l'occasion du salon de l'agriculture, Leif Blanc, délégué national du FN à la ruralité et à l'agriculture, a expliqué que son parti espérait « renégocier » la Pac avec l'UE si Marine Le Pen arrivait au pouvoir.

Plus proche de nous, dans une interview accordée au Figaro juste après les élections législatives en Italie, la présidente du Front national nourrit de grands espoirs pour les municipales et se félicite dans le même temps du vote des Italiens : « Un verrou psychologique vient de sauter. L'Italie est un des pays fondateurs de la construction européenne. Et la majorité de ce peuple vient de voter pour un parti eurosceptique ».

C'est en effet une satisfaction mais la réponse à la question suivante ne me satisfait pas du tout...

Que préconisez-vous aujourd'hui?

« Il faut envisager un référendum sur l'Union européenne. Pour le préparer, il sera nécessaire de se donner une année, et d'engager de grandes négociations avec nos partenaires sur les sujets clés: euro, concurrence déloyale extra-européenne et intra-européenne, accords de Schengen. Une fois ces négociations terminées, nous dirons aux Français: «Voilà ce qu'on a pu obtenir. À vous de choisir: on reste ou on part?» Ça a été la stratégie de David Cameron pour défendre les intérêts de son pays. C'est ce que je compte faire si nous arrivons au pouvoir. Les élections européennes de 2014 seront l'occasion pour moi de défendre ce plan d'action. Le Front national nourrit de grandes ambitions pour ce scrutin ».

Ainsi, terminé la dénonciation de Schengen. Celle-ci a rejoint le rayon des renégociations aux côtés de la « sortie de l'Europe ».

 

 

...un raisonnement sur des bases fausses

 

Cette fin de phrase de la devise de notre blog est remarquablement illustré par l'article du Huffington Post qui relate la visite au Salon de l'Agriculture de Marine Le Pen. Extrait :

« ...Mais la posture eurosceptique a ses limites, surtout quand il s'agit de la Politique agricole commune (PAC) dont bénéficient grandement les paysans français. "Il faut remplacer la PAC par la PAF, la politique agricole française", clamait il y a deux ans Marine Le Pen pour sa première visite au Salon de l'Agriculture. Un bide. Depuis, le FN a opéré un subtil virage sémantique. "Soit on renégocie cette PAC avec nos partenaires européens, soit, au bout d'un an, on fait appel au choix des Français pour renationaliser cette PAC" par référendum, a expliqué cette semaine Leif Blanc. De quoi rassurer les sympathisants effrayés à l'idée que les subventions des "technocrates de l'UE" ne finissent par se tarir ».

Pauvres journalistes ! Pauvres agriculteurs ! Ils sont effrayés à l'idée que les subventions des technocrates de l'UE ne finissent par se tarir !

Mais les subventions données par l'Europe aux agriculteurs Français, ce sont les Français qui les ont d'abords versées à l'Europe !

En 2010, la France a versé a l'Union Européenne 21 milliards d'euros et l'Europe nous a restitué 14 milliards d'euros au titre des contributions de cet organisme. Cela fait 7 milliards d'euros payés par les français qui ont disparus vers les autres états et les frais de fonctionnement de l'union Européenne. J'ai pris mes informations au sein d'une conférence de François Asselineau : « l'Europe, c'est la paie » que je vous invite à visionner. Elle est remarquable et permet de comprendre ce que nous coûte l'Europe.

Si l'on avait gardé dans l'économie de notre pays les 7 millions d'euros perdus on aurait pu les utiliser pour financer une multitudes de choses devenues irréalisables...

Les Français disent merci à l’Europe pour que celle-ci leur restitue une partie de l'argent qu'ils lui ont donné ! LOL

 

 

Il faut douter de tout

 

Voilà encore une maxime représentative de la devise de notre blog. Puisqu'il faut douter de tout, pourquoi ne pas s'interroger sur le niveau de volonté des dirigeants du FN à vouloir sortir de l'Europe... Bien sur la sincérité des chefs du parti ne saurait être mise en doute, mais il n'est pas interdit de s'interroger. N'est-ce pas ? Alors poursuivons et posons la question qui fâche.

Marine et Jean-Marie Le Pen, Bruno Gollnisch sont députés Européens, ont-ils intérêt à quitter une cantine où la soupe est bonne ?

 

 

Que gagne un député Européen ?

 

J'ai pris mes informations pour répondre à cette question au sein de la fameuse conférence de François Asselineau : « l'Europe, c'est la paie ».

Cet expert de l'Europe donne des conférences remarquables dont le visionnage devrait être rendu obligatoire avant de passer dans l'isoloir de chaque élection.

J'ai puisé mes informations à partir de la 9ème minute dans la partie 2 de cette conférence divisée en 6 vidéos d'environ 20 minutes chacune.

Nous y apprenons qu'en juin 2011, un député Européen recevait un salaire de base de 6200,72 euros net par mois auquel il faut ajouter les revenus suivants :

Une indemnité de frais généraux de 4299 euros net par mois.

Le remboursement des frais de transport en avion classe affaire

Une indemnité annuelle de voyage 4243 euros par an hors réunions officielles (remboursées à part) ce qui fait 353,58 euros par mois.

Une indemnité journalière de 304 euros par jour de présence au parlement (oui car les députés européens sont payés pour être présent sur leur lieu de travail en plus de leur salaire ! ). Si l'on fait un calcul pour 14 jours par mois de présence cela donne 4256 euros.

Ainsi, en étant présent physiquement un jour sur deux au parlement, un député européen reçoit la somme mensuelle non imposable de 15109,30 euros.

Il faut y ajouter une enveloppe globale pour payer les collaborateurs de 21209 euros par mois.

 

Ce sont les contribuables français qui payent pour tous les députés européens français. Nos députés FN, comme tous les autres députés (PS, UMP, EELV etc...) coûtent au contribuables Français plus de 36000 euros par mois.

Avec une telle somme perçue mensuellement, il faut une sacré dose de patriotisme pour demander la sortie de l'Europe ! Alors j'entends déjà certains d'entre vous me dire que je suis injuste car le FN veut négocier la sortie de l'Europe. Le FN est un grand parti démocratique qui ne veut pas de sortie brutale de l'UE, mais plutôt une renégociation des traités européens pour la quitter en douceur.

Mais là encore, c'est un « délit de raisonnement sur des bases fausses » ! J'y reviendrai plus loin...

 

 

J'avais tort ! Marine Le Pen veut sortir de l'UE en 2014 !

 

Marine Le Pen a «solennellement» demandé le 02 mars à François Hollande un référendum en janvier 2014 sur la sortie de la France de l'Union européenne : «Je demande solennellement au président de la République d'organiser en janvier 2014 (...) un référendum sur la sortie de la France de l'Union européenne», a proposé Mme Le Pen à l'issue de la réunion du Conseil national de son parti dans un hôtel à Sèvres (Hauts-de-Seine, région parisienne).

«Nous appellerons quant à nous à voter pour cette sortie de l'Union européenne, sauf si le gouvernement français parvient entre-temps à ouvrir de solides négociations et s'il obtient l'ensemble des quatre réformes de fond minimales»

Ces quatre réformes sont un «retour organisé aux monnaies nationales», la «dissolution de l'espace Schengen» de libre circulation (22 des 27 Etats membres de l'UE) , «l'autorisation du patriotisme économique et la réindustrialisation avec le protectionnisme à nos frontières», et enfin la «primauté à nouveau du droit national sur le droit européen».

«Si le gouvernement (le) refuse, nous ferons des élections européennes un grand référendum pour ou contre la sortie de l'UE».

 

 

« délit de raisonnement sur des bases fausses »

 

En effet, le référendum ne sera probablement pas accordé par le gouvernement socialiste et la sortie de l'Europe restera en suspend. Pourtant le gouvernement aurait tout intérêt à accorder ce référendum, les Français voteraient en faveur du maintien dans l'UE et cela ôterai de fait cet argument au FN. Les Français regrettent leur entrée dans l'Europe et tous les sondages démontrent qu'ils ont peur d'en sortir par la peur que la situation soit pire encore. Peur, elle même entretenue par l'UMPS et les médias de la bien-pensance. Le référendum n'ayant aucune chance d'exister ou au mieux de donner un résultat défavorable aux eurosceptiques, reste la renégociation des traités Européens. Là encore, c'est mission impossible. Dans une Europe à 27 états il est impossible de voir aboutir de telles négociations. Nous sommes dans un immobilisme décisionnaire organisé par le « stratagème des chaînes ». Rien ne peut se décider dans cette Europe où les pays sont trop nombreux pour donner leur avis et une négociation portant sur les fondements de l'Europe n'a aucune chance d'aboutir. La seule issue est la sortie de l’Europe par l'article 50 du traité sur l’Union européenne .

Si nous utilisons l'article 50 qui n'est pas destiné à renégocier mais à sortir purement et simplement de l'Europe, nous en sortirons. Ne pensez pas que les armées de l'OTAN vont nous envahir ! Dès que nous aurons franchi le pas, tous les autres pays nous emboîteront le pas et l'Europe s'écroulera d'elle même. Le FN ne doit plus parler de renégocier les traités européens sous prétexte de dé-diabolisation mais parler de sortie de l'Europe brutale si c'est le terme qu'il faut oser employer. L'euro s'est pareil. La dette ? Quelle dette ? Ce n'est pas la notre et nous n'avons pas à la payer. Là encore, pensez vous que les armées de l'OTAN vont nous envahir ? Bien sur que non.

 

 

L’article 50 du traité sur l’Union européenne

 

1. Tout État membre peut décider, conformément à ses règles constitutionnelles, de se retirer de l’Union.

2. L’État membre qui décide de se retirer notifie son intention au Conseil européen. À la lumière des orientations du Conseil européen, l’Union négocie et conclut avec cet État un accord fixant les modalités de son retrait, en tenant compte du cadre de ses relations futures avec l’Union. Cet accord est négocié conformément à l’article 218, paragraphe 3, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne. Il est conclu au nom de l’Union par le Conseil, statuant à la majorité qualifiée, après approbation du Parlement européen.

3. Les traités cessent d’être applicables à l’État concerné à partir de la date d’entrée en vigueur de l’accord de retrait ou, à défaut, deux ans après la notification visée au paragraphe 2, sauf si le Conseil européen, en accord avec l’État membre concerné, décide à l’unanimité de proroger ce délai.

4. Aux fins des paragraphes 2 et 3, le membre du Conseil européen et du Conseil représentant l’État membre qui se retire ne participe ni aux délibérations ni aux décisions du Conseil européen et du Conseil qui le concernent.
La majorité qualifiée se définit conformément à l’article 238, paragraphe 3, point b), du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne.

5. Si l’État qui s’est retiré de l’Union demande à adhérer à nouveau, sa demande est soumise à la procédure visée à l’article 49.

 

 

Pourquoi des députés Européens FN ?

 

C'est une question à laquelle il n'est pas si facile que cela de répondre.

On peut commencer en disant que si ce ne sont pas des députés FN qui sont élus ils seront remplacés par d'autres d'un autre parti. Il y aura toujours le même nombre de députés Français et avec ou sans le FN la facture sera la même pour les contribuables Français. Inutile donc de laisser la place à des pro-européens qui feront la promotion de la dictature européenne. Même si les députés FN sont inaudibles au parlement européen, au minimum ils retirent du temps de parole à nos ennemis. L'argent que reçoivent les députés Français vient des Français, l’Europe l'a pris à la France et c'est juste un retour à l'envoyeur amputé d'une bonne partie ayant servi au passage à graisser tout un système de pique-assiette. Il faudrait simplement que les salaires des députés européens FN servent au fonctionnement du parti autant que les cotisations des adhérents. Peut-être est-ce le cas, aussi toute information sur le sujet pouvant nous apaiser sera la bienvenue.

Il ne nous restait qu'un seul terrain sur lequel nous serions certains d'être le seul parti capable d'arriver au pouvoir à le revendiquer (les autres partis le réclamant n'ayant aucune chance d'arriver au pouvoir). C'est la sortie de l'Europe. Si mes députés européens ne la réclame pas brut et sans négociations au titre de l'article 50, ils ne me représentent pas comme je le souhaite.

 

 

On cotise ou pas ?

 

Si le FN change de cap (même si les disciples de Marine le démentiront), je me pose la question de savoir si je dois continuer à verser ma cotisation. Celle-ci pourrait par exemple être destinée à l'achat de livres me permettant de me ré-informer... Même si je suis toujours sympathisant FN, je crois que quelques jours de réflexion avant de me décider seront les bienvenus. Avec de plus de 36000 euros de rentrée mensuelle je ne pense pas que les députés FN est à pâtir de l'absence de ma cotisation. J'ai encore de l'espoir, mais c'est plutôt Nigel Farage qui entretient la flamme...

 

chris 

Publié dans Billet d'humeur

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béber 25/03/2013 22:17


Nigel Farage, pour le marché transatlantique et l'OTAN, libertarien assumé, probablement un agent de la CIA.


Pas ma référence.

Elie 21/03/2013 20:03


Moi, je pense plutôt que Christophe a voulu s’amuser un petit peu en faisant réagir tout le monde…


En effet, comme il veut nous faire croire qu’il va tout jeter… : alors je l’attends au virage pour savoir s’il va voter
pour Mélenchon…

daniel 18/03/2013 11:04


Bien sûr, tu as les bonnes remarques, mais tu n'en tires pas les mêmes conclusions que moi. Je viens d'ailleurs de renouveler ma cotisation 2013.


- c'est vrai qu'il y avait un certain flou du FN sur la sortie de l'UE


- maintenant c'est clair : Marine demande un referendum sur la sortie de l'UE, c'est donc qu'elle est pour, mais elle ne s'arroge pas le droit de le décider toute seule, elle prévoit une
consultation des français : quoi de plus démocratique et de moins critiquable (c'est ce que nous demandons au sujet du mariage pour tous).


- encore une fois, le fait que le référendum ne soit pas accordé est de la responsabilité du PS, qui ne s'encombre pas de démocratie.


- si un referendum était fait, tu dis que les français seraient pour rester dans l'UE. C'est faux, lorsqu'il y a un débat national, le bon sens franchouillard revient vite devant la scène. On l'a
vu pour le referendum de 2005 ;  avant le débat environ 70% étaient pour, à la fin 55% contre.


- S'il n'y a pas de referendum, Marine dit : alors, nous ferons des élections européennes un référendum pour ou contre l'UE. Que peut-elle faire d'autre tant qu'elle n'a pas le pouvoir ?


- Dire qu'elle le fait pour garder ses avantages de député européen, c'est vraiment de la basse calomnie plutôt qu'un argument politique. Je n’y crois pas une seconde. Toutes les difficultés
qu’elle rencontre, tout son combat depuis 2 ans et plus, ne peuvent se résumer à cela : il y a visiblement une vision et un projet. Sinon, il suffirait de faire fructifier tranquillement son
image et ses 18%, pour être réélue d’office aux prochaines européennes.


Reposons le problème globalement : comment faire pour sortir de l'UE ou la détruire ?


- si un pays sort de l'UE ou même de l'euro, il y a des chances pour que l'UE explose.


- si le parlement européen devient eurosceptique, il y a aussi une possibilité.


Dans tous les cas, et dans tous les pays de l'UE, il faut donc renforcer les partis eurosceptiques, soit pour qu'ils prennent le pouvoir dans leur pays, soit au niveau européen.


En France, le seul parti eurosceptique ayant une bonne assise nationale est le FN.


Avec le RBM, il peut même rassembler plus largement.


Peut-être y a-t-il mieux (DLR, UPL, etc...), mais ceux-ci font à peine 1% des voix et ont quelques milliers d'adhérents au mieux.
Il faut se baser sur la réalité et non sur nos rêves. Le seul parti eurosceptique en France en position d'obtenir bon nombre d'élus aux différentes élections, c'est le FN.


Je suis moi-même plutôt libéral (au sens libertarien) et le FN est plutôt étatiste dans ses discours et dans son programme. Mais il n'y a pas de parti libéral digne de ce nom en France. A quoi
servirait-il d'adhérer à un groupuscule ?


Si nous voulons réellement nous débarrasser de la dictature européenne, (et c'en est vraiment une, il n'y a qu'à voir ce qui se passe à Chypre) en France, il n'y a pour l'instant que le FN.


Pour le futur, on verra comment les choses évoluent. Ma position n'est pas figée dans le marbre. Elle est valable pour 2013 uniquement. J’espère t’avoir convaincu de privilégier l’efficacité à la
perfection (qui n’est pas de ce monde, comme on le dit très justement).

MP 18/03/2013 09:54


Ce sont là tous les arguments d'Asselineau qui, du fait de sa taille groupusculaire et du fait que Marine le bat haut la main dans les sondages, peut se permettre d'être dans la peau du donneur
de leçons et du va-t-en guerre. Objectivement Marine a compris le jeu démocratique qui l'oblige à subir le diktat de l'opinion en souhaitant la faire évoluer. Sortir de l'UE ne fait pas un pli
pour elle. C'est evidemment l'objectif. Regardez les pans qu'elle veut renégocier : cela équivaut à dire "renégocions l'existence même de l'Europe". Elle a trouvé intelligent le jeu de Cameron
car le référendum, outil gaullien et populaire par excellence, recrée un lien de confiance entre le peuple et ses dirigeants, lien que la gauche est incapable de créer. Voici un jeu subtil de la
part de Marine, le but est de faire chavirer le reflexe pavloviens des Français tristement attachés à leur bourreau.

Gérald 18/03/2013 10:07



On se doute bien que Marine doit jouer un jeu subtil pour se frailler un chemin à travers ce système. Je crois que Christophe à simplement voulu illustrer ce que vont ressentir certain fidèles du
FN qui ne comprennent pas ces choses là faute d'explications.


Pour ma part, je crois cette stratégie gagante pour acquérir de nouveaux électeur, mais cela va aussi terroriser beaucoups d'autres, c'est pour cela qu'il faut une offre plus large de partis
souverainistes afin d'éliminer L'UMPS en bloc.


Mais je fais confiance à Marine, elle sait ce quelle fait.