FN 2013 (1ère partie)

Publié le par Christophe

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Nouvelle année veut-elle dire nouveau FN ?

Peut-être... Mais une chose n'a pas changé les offensives contre le FN.

D’abords les médias qui rappelle les dangers du nazisme à l'occasion du 80ème anniversaire de l'arrivée au pouvoir de Hitler en Allemagne, n'oubliant pas de tenter un parallèle ignoble avec le FN.

Le parlement Européen qui veut suspendre le financement des partis et autres formations composés à Bruxelles par les élus du Front National et leurs alliés européens.

Les divers articles qui dénoncent l'adhésion par les Français aux idées du FN et qui sont destinés à les culpabiliser.

Le FN lui même, qui par son évolution ne fait pas l’unanimité en son sein...

Quelques signes positifs se manifestent tout de même: La poursuite de la dé-diabolisation et peut-être enfin une volonté des Français à suivre le FN. La création d'une formation de cadres du FN annonce peut-être la fin des années perdues en ce domaine...

Bref du négatif et du positif...

 

Le sondage ignoble

 

Le journal gratuit Metro (NDLR : manquerait plus qu'on paye pour cela) nous sort un sondage IFOP intitulé : « nazisme, la peur des vieux démons ».

http://www.metrofrance.com/info/sondage-34-des-francais-pensent-que-le-nazisme-peut-revenir-en-europe/mmaD!Fzht1xGGffgyw/

Le journal fait un lien tendancieux entre deux faits : «  Il y a tout juste 80 ans, Adolf Hitler était nommé chancelier en Allemagne, ouvrant l'une des périodes les plus sombres de l'Humanité. A l'occasion de cet anniversaire douloureux, Metro et l'Ifop ont posé aux Français une question radicale, inscrite dans cette perspective historique : "Croyez-vous possible qu'un mouvement politique se réclamant du nazisme arrive un jour au pouvoir dans un pays européen, comme Hitler en Allemagne en 1933 ?" Le résultat interpelle : un tiers des personnes interrogées (34%) répond par l'affirmative. "Qu'ils expriment du pessimisme, de l'inquiétude ou de la vigilance par rapport aux mouvements d'extrême-droite, c'est une part non négligeable qui juge que le ventre dont est sorti la Bête pourrait encore être fécond".

Il se permet ensuite une passerelle ignoble : « ... Des parallèles peuvent être établis entre les années 1930 et la période actuelle... il faut s'inquiéter de la montée en puissance de partis néo-fascistes comme Jobbik en Hongrie ou Aube dorée en Grèce... » (…) « La crainte que les gens expriment, c'est en réalité celle de l'arrivée au pouvoir de partis populistes et xénophobes, et là, l'affaire est déjà jouée d'avance puisque des formations de ce type ont déjà accédé au gouvernement. Parti de la Liberté de Geert Wilders aux Pays-Bas, FPÖ autrichien du temps de Jorg Haïder, Ligue du Nord en Italie, où Silvio Berlusconi vient de susciter un tollé en rendant hommage à Mussolini... Ces mouvements auprès desquels peut-être rangé le FN ont enregistré des succès électoraux ces dernières années. De quoi faire redoubler les vigilances.

Le sondage de l'Ifop pour Metro dans son intégralité

Angela Merkel y est allé de son couplet lorsqu'elle a commémoré les 80 ans de l'accession au pouvoir de Hitler et a invité les Allemands à considérer ce souvenir comme un "avertissement permanent" pour la démocratie et la liberté. Tout en insistant sur "la responsabilité permanente" de l'Allemagne pour les crimes nazis, en particulier les six millions de morts de l'Holocauste.



L'offensive des députés Européens

 

Plus d’un quart des députés européens appellent à la suspension du financement des partis et autres formations composés à Bruxelles par les élus du Front National et leurs alliés européens. 150 socialistes, 40 libéraux (sic), dix-huit écologistes et une poignée de conservateurs ont signé cet appel. Selon le président du groupe socialiste du parlement européen, Hannes Swoboda : « les formations d’extrême droite bafouent les valeurs fondamentales de l’Union Européenne : elles ont le droit d’exister, mais sans le soutien des fonds européens ». Pour l'instant on nous accorde donc le droit d’existence. Mais combien de temps ?
La réaction de Wallerand de Saint-Just, trésorier national du Front national, sur Bvoltaire :

Plus d’un quart des députés européens appelle à la suspension du financement communautaire des partis et autres formations composées par les élus du Front national et leurs alliés européens. Quelle a été votre première réaction ?

« Des apparatchiks, dans un bureau à Bruxelles, ont décidé que le Front national était un parti d’extrême droite qui bafouait les valeurs de l’Union européenne. Le FN n’est pas un parti d’extrême droite au sens péjoratif auquel l’entend la société médiatique. C’est un parti patriote et républicain qui défend les intérêts de la France et des Français. Depuis sa création par Jean-Marie le Pen, le parti n’a eu de cesse de respecter les lois de la République et de s’organiser légalement pour se présenter à toutes les élections possibles. Personne n’a la légitimité de juger de la valeur d’un programme du moment qu’il n’enfreint pas la loi. »

Cette décision est-elle justifiée par votre positionnement anti-européen ?

« Nous sommes sanctionnés parce que nous voulons sortir de l’Europe telle qu’elle est aujourd’hui. Mais nous avons toujours été favorables à la construction européenne. Seulement, ne pas être en accord avec la ligne prédéfinie justifie maintenant une sanction financière et bientôt, peut-être, la disparition pure et dure de l’opposition ? Finie la liberté d’expression ? Les députés de gauche sont persuadés de détenir la vérité et la morale. Pour les sauvegarder, ils sont prêts à éliminer leurs adversaires. Le totalitarisme n’est jamais loin. C’est presque le crime d’antisoviétisme de 1953 à Berlin Est ! »

Les financements communautaires sont possibles grâce aux contribuables européens, dont ceux du Front national. En vous atteignant, on atteint aussi vos électeurs ?

« C’est ce qui me heurte le plus. En tirant à vue sur le Front national, on crache à la figure de 20 % du corps électoral français. 6,5 millions de Français sont humiliés et perpétuellement mis à l’écart. La prochaine étape, c’est quoi ? Va-t-on identifier les électeurs de Marine le Pen et les envoyer au goulag ? La persécution dont nous faisons l’objet n’est pas justifiée et ne fera que nous renforcer.

À en croire Hannes Swoboda, président du groupe socialiste au Parlement européen, un comité d’experts ad hoc va examiner cet appel et, selon lui, la réponse devrait être favorable. Envisagerez-vous de déposer un recours auprès de la Cour de justice européenne ?

On va utiliser tous les recours possibles et inimaginables pour dénoncer ce totalitarisme. Agir ainsi et s’appeler Swoboda est un comble quand on sait que cela signifie « liberté » en russe… »



Les services secrets espionnent-ils les politiques ?

 

Après notre article sur les trolls Européens nous n'avons aucun doute sur le fait que les autorités Européennes espionnent les partis politiques et le FN doit avoir une position de choix. Rien bien sur dans les médias Français mais en explorant ailleurs on peut trouver quelques médias qui en parlent.

Un article publié le 13 février par De Morgen titré « Abrogez la Sureté d’Etat », demande la suppression des services de Sûreté d’Etat et déplore que ceux-ci espionnent en secret des politiciens. Début février, la presse avait rendu publics les noms de plusieurs politiciens belges qui étaient cités dans un rapport secret de la Sûreté d’Etat. Ces politiciens seraient en contact avec des sectes comme la Scientologie. Depuis, se pose la question de savoir si la Sûreté d’Etat espionne en secret des politiciens.

Le 11 février, le directeur de la Sûreté d’Etat, Alain Winants, avait affirmé à la télévision qu’il n’y avait pas de dossier sur des personnalités politiques alors que, sur le bureau derrière lui, trônait un dossier avec le nom du chef du Vlaamse Belang, Filip Dewinter. Le même jour, Bart Debie, ancien commissaire de police et conseiller de Dewinter, avait affirmé avoir été "une taupe" au sein du parti flamand d'extrême droite.

 

 

Le FN veut-il sortir de AEMN ?

 

Louis Aliot, a déclaré mardi 3 janvier sur France Culture : Le FN de Marine Le Pen a "rompu les liens avec le Jobbik", le parti hongrois d'extrême droite.

Bruno Gollnisch, ancien vice-président chargé des questions internationales affirme que les deux partis continuent d'être des partenaires, notamment dans le cadre de l'Alliance européennes des mouvements nationaux (AEMN) qu'il préside.

"Le FN a toujours des liens avec le Jobbik. En tout cas, moi, je continue à en avoir. Je continue à travailler avec eux sur le plan parlementaire [à Strasbourg]avec eux", raconte M. Gollnsisch. "Louis Aliot m'apprend que l'on n'a plus de liens avec le Jobbik!", ajoute-t-il en plaisantant. "Louis Aliot n'est malheureusement pas au Parlement européen", et qu'il ne sait "donc pas si M. Aliot est exactement informé de la situation".

L'AEMN est le bébé de Bruno Gollnisch. Elle regroupe des partis d'extrême droite présents au Parlement européen. Elle a été créée en 2009 à Budapest notamment par le FN français... et le Jobbik. Elle regroupe outre ces deux formations, les italiens de Fiamma Tricolore, les espagnols du MSR, le Front national belge, ou encore les Portugais du PNR, le Svoboda ukrainien et les Suédois de Nationaldemokraterna.

C'est toujours Bruno Gollnisch qui préside l'AEMN. Mais Marine Le Pen, une fois élue présidente du FN, a démissionné de cette structure regroupant pour beaucoup de groupuscules radicaux.

Pour Ludovic de Danne, conseiller de Mme Le Pen aux affaires européennes, cette démission vaut "retrait du FN de l'AEMN". Ce qui n'est évidemment pas l'avis de Bruno Gollnisch qui tenait encore réunion commune au mois de juillet avec Krisztina Morvai, eurodéputée et égérie du Jobbik.

En effet, pour Marine Le Pen, la stratégie dite de "dédiabolisation" se joue aussi sur le plan international. "Je veux tourner le dos à l'ensemble des mouvements qui ne sont pas sur les mêmes grandes lignes que nous ou qui n'ont pas le sérieux nécessaire pour réfléchir avec nous. Je veux travailler avec des partis crédibles et de tout premier plan", avait ainsi déclaré Marine Le Pen à l'issue d'une conférence de presse commune avec Heinz-Christian Strache, le leader du FPÖ autrichien, le 8 juin 2011 au Parlement de Strasbourg (Le Monde du 10 juin 2011).

"Le Jobbik est pro-Iran, pro-Hamas et et antisioniste viscéral", note Jean-Yves Camus, spécialiste de l'extrême droite européenne, ce qui brouillerait les nombreux appels du pieds du FN en direction de la communauté juive (voir ici et ).

 

A SUIVRE...

 

chris 

 

Publié dans Billet d'humeur

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daniel 07/03/2013 00:51


Quel pessimisme !!!


L'UE craque de partout, au niveau des finances, de l'économie et maintenant du politique !!!


Le couperet final peut venir de partout : Si ce n'est pas en France, ce sera en Italie, ou en Espagne, ou en Grece ou au Portugal. Sans compter qu'il peut aussi y avoir des surprises du coté du
royaume uni, de la Belgique, et même de l'Allemagne.


Je suis prêt à parier qu'en 2020, l'UE n'existera plus (ou alors avec un petit noyau autour de l'Allemagne).


Alors, les paris sont ouverts. Je parie 100 futurs francs (l'euro n'existera plus).

Gérald 07/03/2013 00:53



Les jeux sont faits, rien ne va plus !!!



christophe 06/03/2013 22:00


Oui donc nous compris la même chose. Marine n'a pas demandé la sortie
brutale de l'Europe. Elle a demandé un référendum en janvier 2014 sur la sortie de l'UE. C'est dire à peu près rien puisque tu l'as dit toi même « Nous savons tous que ces points ne
seront jamais ni demandés ni obtenus par le gouvernement actuel, et qu'aucun référendum ne sera accordé aux français sur ce sujet ».


Donc nous ferions des élections européennes un référendum pour ou
contre l'UE ?


Donc si nous obtenons 40 % des voix, score qui seraient une formidable
victoire, voire un miracle, cela voudra dire que 60 % des votants refusent la sortie de l'Europe. N'est-ce pas ?


Hollande pourra dire que Marine Le Pen a eu son référendum et que 60 %
des Français ont choisis le maintient dans l'UE. Stop et fin.


Le FN aura beaucoup plus de députés Européens et cela sera un grand
changement... Pour le FN... Mais pas pour les Français... Quand à l'UE, elle poursuivra sa fuite en avant malgré ces « perturbations » qui ne seront pour elle que des péripéties. C'est
vrai que c'est marrant de voir JM Le Pen et Nigel Farage sermonner leurs collègues à Bruxelles, cela nous fera de belles vidéos, mais hélas c'est tout...

daniel 06/03/2013 01:01


Marine a dit clairement qu'elle demande un référendum en janvier 2014 sur la sortie de l'UE, à moins que 4 changements soient obtenus (la sortie de l'euro, la sortie de l'espace Shengen, la
possibilité d'un protectionisme à nos frontieres, et la priorité du droit national par rapport au droit européen).


Nous savons tous que ces points ne seront jamais ni demandés ni obtenus par le gouvernement actuel, et qu'aucun referendum ne sera accordé aux francais sur ce sujet.


Dans cette éventualité, elle a indiqué qu'elle ferait des élections européennes un référendum pour ou contre l'UE : selon ce que je comprends, cela veut dire qu'un vote FN ou RBM équivaudrait à
un vote pour la sortie de l'UE.


Bien sur, Pour la France, cela n'aurait pas le même effet qu'un vrai référendum, mais si les peuples élisent une majorité de députés eurosceptiques au parlement européen, cela peut quand même
beaucoup perturber la dictature de la commission européenne non élue.

christophe 05/03/2013 21:04


Daniel


Je n'ai pas entendu la même chose que toi sur le FN et la sortie de l'europe. Je m'en expliquerai à mon retour de vacances en faisant ma rentrée avec un article sur le FN (un autre) le 18 mars ou
j'expliquerai mon point de vue sur le FN et l'Europe... et Asselineau...

daniel 04/03/2013 00:39


En tout cas, il est clair que le succes du mouvement 5 etoiles de Beppe Grillo en Italie a mis une sacrée trouille aux eurocrates de tous bords et en particulier aux fonctionnaires non élus de
Bruxelles.


Un quart des italiens qui veulent sortir de l'UE et de l'euro, cela commence à devenir dangereux, surtout si l'Italie devient ingouvernable par des suppots de l'UE.


Ils redoublent maintenant les attaques contre les mouvements populistes, qui drainent de plus en plus d'electeurs (l'UKIP vient d'etre 2eme dans une election partielle, devant le labour party et
les conservateurs !!!)


Malheureusement pour eux "populiste" veut dire "qui gouverne pour le peuple", au contraire des elites actuelles de gauche et de droite qui gouvernent pour l'UE et contre leurs peuples.


Les élites françaises s'en rendent bien compte, et il faut s'attendre à ce que le FN soit de plus en plus traité de "nazi", car populiste n'est plus suffisant comme critique.


A cet égard, je félicite vivement MLP qui a attendu le succès du M5S, pour annoncer clairement que le FN était pour la sortie de l'UE. J'espère que l'on n'entendra plus Asselineau dire que le FN
n'est pas réellement souverainiste car il ne dit pas qu'il faut sortir de la dictature de l'UE.