Grèce et Italie : Les immigrés repartent !

Publié le par Christophe

immigré bateau

 

Victimes de la crise et de ses conséquences, les immigrés extra-européens commencent à prendre le chemin du retour. La Grèce et l'Italie sont les pays les plus durement touchés ou les plus chanceux. Cela dépend en effet dans quel camps l'on se trouve. Celui de la bien-pensance à l'idéologie suicidaire ou celui des réalistes. Reste que ces deux exemples témoignent de l'appauvrissement de l'Europe. Un pas de plus vers la mondialisation et son nivellement par le bas...

 

En Grèce

 

crise-grecque-2-eb182"Nous garderons de votre pays seulement le meilleur, nous nous souviendrons des Grecs qui nous ont aidés et qui ne nous voyaient pas comme des ennemis, mais nous partons car il n'y a plus de quoi gagner notre pain ici”. C'est le constat amer fait par les immigrés au bureau de l'Organisation internationale des migrations d'Athènes, qui y déposent des demandes de rapatriement volontaire.

Tous les jours, des dizaines d’immigrés font la queue devant les bureaux de l’OIM pour obtenir un document de rapatriement. Tous viennent avec leur histoire. "Les Grecs sont gentils, accueillants. Mais la situation économique du pays n’est pas bonne et dans ce cas-là, les gens se durcissent" déclare David Abbas, 26 ans, est arrivé en Grèce par le Pakistan moyennant 4 000 euros versés" au passeur qui a garanti son arrivée. "Je suis venu à Athènes pour déposer mes papiers et rentrer dans mon pays. Il n’y a pas de travail, je ne sais plus quoi faire”, raconte-t-il.

Sar Ibrahim, lui, est originaire du Sénégal, un pays que la plupart des Grecs ne savent pas situer sur une carte. Il dit ne pas avoir eu l’occasion de se faire d’amis en Grèce, en cinq ans de séjour. « Aujourd’hui, je n’ai plus d’argent parce que tout ce que j’ai gagné ces dernières années, je l’ai dépensé pour vivre depuis que je n’ai plus de travail. Aujourd’hui, j’ai peur pour moi, pour mon avenir, pour ma famille. Mais je quitte la Grèce."

A l’OIM, 14 000 demandes déposées par des immigrés qui vivent en Grèce et qui veulent retourner dans leur pays ont été recensées depuis fin 2010, et tous les jours la file d’attente s’allonge. Selon les autorités, les raisons de ces rapatriements tiennent principalement au chômage croissant, à l’impossibilité d’obtenir des titres de séjour (ce qui les empêche de se rendre dans d’autres pays), et aux attaques dont les immigrés sont victimes.

En 2012, 6 324 personnes ont quitté la Grèce grâce au programme de rapatriement alors que 800 personnes sont retournées chez elles avec une aide financière fournie par la Norvège.

http://news.kathimerini.gr/4dcgi/_w_articles_ell_1_20/01/2013_508515

 

En Italie

 

concept-de-crise-italienneEn Italie aussi, des milliers d’immigrés qui ont perdu leur emploi suite à la crise économique quittent le pays. Certains rentrent chez eux, mais la plupart, souhaitant rester en Europe, prennent le chemin des pays du Nord, comme le raconte La Repubblica, dans un reportage à Trévise. “Ce sont des ouvriers, mais aussi des entrepreneurs, qui avaient contracté des emprunts pour payer leur logement et avec un projet précis”, explique à La Repubblica : rester en Italie pour toujours et retourner au Maroc ou au Bangladesh uniquement pour les vacances. Pour rendre visite à leur famille et montrer à tous que leur entreprise avait réussi. "Nombreux sont ceux qui ont perdu leur travail dans les usines ou qui ont fermé leur PME, qui rentrent chez eux avant d’avoir épuisé l’épargne d’une vie entière ou qui cherchent un avenir à l’étranger”, explique un médiateur culturel marocain. En France, en Allemagne, aux Pays-Bas et en Belgique, il y a encore une forte protection sociale. Il y a des aides sérieuses pour trouver un logement et un emploi. Selon un bénévole, “le pire, ce sont les enfants et les jeunes, qui doivent quitter l’école pour rejoindre le pays de leurs parents qu’il n’ont jamais vu”.

http://dirittiglobali.it/index.php?view=article&catid=23:immigrati-a-rifugiati&id=40990:limmigrato-se-ne-va&format=pdf&ml=2&mlt=yoo_explorer&tmpl=component

 

A tous nous disons : « A très bientôt en France »...

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chris 

Publié dans Revue de presse

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