Je suis « islamo-sceptique »

Publié le par Christophe

 

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Tout récemment vous avez pu sourire en lisant les perles du rapport 2012 du Collectif Contre l’Islamophobie en France (CCIF).

 

Cet organisme lutte contre ce qui est selon eux : « l'islamophobie rampante qui gagne le territoire français ». Ils ont « souhaité réagir face à l’installation et à la banalisation de ce sentiment haineux ».

Vous entendez de plus en plus souvent le mot « islamophobie », véritable emblème de victimisation de l'oumma, utilisé à toute les sauces dans le but de nous culpabiliser.

 

Islamophobie – définitions

 

Il n'existe pas de définition officielle de l'islamophobie et on peut en trouver de multiples sur le net. Chacun y va de la version qui lui convient le mieux et j'ai donc choisis de vous en citer quelques une avant d'évoquer celle qui sera la mienne.

 

La définition d'un certain Michel Reeber (L’Islam, 1995). :  

« Étymologiquement, le mot grec [phobos] signifie [peur, effroi].
L’islamophobie, ce serait donc la peur irraisonnée et le rejet global de l’Islam "à la fois religion, mode de vie, projet communautaire et culture"»

J'adhère à la partie étymologique et à la moitié du reste...

 

La définition de la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme :

« peur qui empêche le contact, l’échange et le dialogue, et qui fait de son sujet, le musulman, le bouc émissaire, porteur de tous les maux de la société et du monde, et de l’Islam le fossoyeur de la raison. »

J'adhère pas du tout à celle-ci et j'ajouterai que le CNCDH a clairement choisit son camps...

 

Définition proposée par le Centre Pour l’Egalité des chances et la Lutte contre le Racisme (CECLR) dans son lexique Respect Mutuel 2002 et reprise sur le site Oumma.com :

« haine, rejet d'un islam réduit à une essence maléfique alors que l'islam est de fait pluriel tant au niveau social, géographique, historique que culturel. Cette haine est alimentée par des préjugés et des stéréotypes négatifs qui, le plus souvent, pratiquent l'amalgame entre : islam, arabe, musulman, islamiste, terroriste, intégriste, mais aussi entre culture et religion ».

Celle-ci vient de Belgique. Elle est vraiment trop longue, j'adhère pas du tout...En plus je suis assez avisé pour ne pas lier systématiquement les mots « musulman » et « terroriste ».

Vincent Geisser dans son livre « La nouvelle islamophobie », reprend la définition proposée par le CECLR, mais ajoute:

« L’islamophobie n’est pas simplement une transposition du racisme anti-arabe, anti-maghrébin et anti-jeunes de banlieue ; elle est une religiophobie ».

Je découvre que je suis en retard d'une guerre puisque nous sommes déjà à la nouvelle islamophobie alors que je ne connais même pas l'ancienne...

Tien, en voilà un qui emploi le mot racisme... Quand à la religiophobie si elle existe, on doit l'appliquer à toutes les religions et pas la réserver à l'islam.

 

Définition donnée par le MRAP :

« Au delà des aspects étymologiques partout soulignés, le mot "islamophobie" se rapporte à des manifestations de rejet et de "racisme anti-musulman". cette nouvelle forme de racisme vient se surajouter et non se confondre avec le racisme anti-maghrébin hélas "classique" de type colonial »

No comment, le MRAP c'est aussi clair que du rap.

 

Vous pouvez retrouver une analyse de ces définition ici :

http://www.hermes.jussieu.fr/repjeunes.php?id=2

 

La définition de wikipédia :

« Le terme "islamophobie" est un néologisme qui désigne la peur et les préjugés à l'encontre de l'islam et par la suite la peur et le rejet des personnes de confession musulmane. L'islamophobie réfère à l'hostilité envers l’Islam, ou à une attitude considérée comme discriminatoire à l'encontre des personnes de religion musulmane, et par amalgame, des résidents d'origine maghrébine ou arabe.»

 

Voici des versions différentes, qui ont au moins fait l'objet d'une réflexion plus poussée visible sur ces deux liens : http://fr.fasterdic.com/islamophobie  et http://fr.wiktionary.org/wiki/islamophobie

 

Caroline Fourest & Fiammetta Venner (Islamophobie? dans ProChoix n°26-27 - 2003) :  

« Le mot "islamophobie" a été pensé par les islamistes pour piéger le débat et détourner l’antiracisme au profit de leur lutte contre le blasphème. Il est urgent de ne plus l’employer pour combattre à nouveau le racisme et non la critique laïque de l’islam ».

 

Pascal Bruckner (l’invention de l’islamophobie, dans Libération du mardi 23 novembre 2010) :

« Forgé par les intégristes iraniens à la fin des années 70 pour contrer les féministes américaines, le terme d’ "islamophobie", calqué sur celui de xénophobie, a pour but de faire de l’islam un objet intouchable sous peine d’être accusé de racisme. Cette création, digne des propagandes totalitaires, entretient une confusion délibérée entre une religion, système de piété spécifique, et les fidèles de toutes origines qui y adhèrent ».

 

Décortiquons l'étymologie du mot islamophobie

 

Le terme «islamophobie » s'est formé à partir du mot «islam» et du suffixe «phobie », qui dérive de phobos (φόβος), «peur », «effroi » en grec ancien. En français, le terme «phobie » qui relève du champ psychique peut signifier :

  • dans son sens le plus fort (médical) :  « Symptôme prévalent des névroses obsessionnelles, caractérisé par une réaction d'angoisse ou une répulsion ressentie devant le même objet, la même personne ou une situation bien déterminée »
  • de manière atténuée sur le plan du comportement psychique et émotionnel : « Aversion très vive, irraisonnée ou peur instinctive. »    

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Suis-je islamophobe ?

 

Si je me réfère aux termes relevés au sein des différentes définitions il faudrait également que je réponde avant à d'autres questions ;

  • Est-ce que j'ai une peur irraisonnée de l'islam ? Bien sur que non ! Si j'avais peur je ferai comme les dhimmis, je me garderai bien de critiquer. Je pense avoir toute ma raison.
  • Est-ce que je fais un rejet global de l’Islam ? Pas du tout, une partie seulement, celle des islamistes intégristes.
  • Est-ce que je hais l'islam ? Non. Les islamistes oui.
  • Est-ce que j'ai des préjugés sur l'islam ? Oui. Il est clair que je n'adopterai jamais cette religion.
  • Est-ce que je fais l'amalgame entre : "islam", "arabe", "musulman", "islamiste", "terroriste", "intégriste", mais aussi entre "culture" et "religion" ? Bien sur que non, mais si je devais les classer en 2 groupes, dans l'un j'y placerai "islam", "arabe", "musulman", dans l'autre "islamiste", "terroriste", "intégriste". Pour moi un islam réussi serait qu'il n'y ai aucune passerelle entre ces deux groupes.
  • Est-ce que je suis religiophobiste ? Si toutes les religions peuvent cohabiter sans que l'une n'essaye de « bouffer » l'autre, je répond non. Mais je suis sceptique.

Je ne pense pas être islamophobe mais je suis certain d'être islamistophobe.

 

Si je ne suis pas islamophobe suis-je islamophile ?

« Celui qui n'est pas un adepte de l'islam, mais qui aime l'Islam, les musulmans ou les gens de la culture. »

Non pas du tout. Je n'ai pas d'attirance pour la religion des musulmans. Je n'aime pas la culture arabe. Même si je suis admiratif des palais arabos-andalous et que je trouve le couscous pas mauvais je n'ai pas d'attirance particulière pour cette culture.

 

Je suis sceptique car l'islam n'est pas seulement une religion

 

La religion musulmane a été désignée autrefois en français par le mot islamisme (comme judaïsme, christianisme, bouddhisme, animisme, etc...). Mais ce terme est maintenant remplacé par celui d'«islam», le mot «islamisme» s'étant spécialisé pour désigner les courants politiques musulmans. Il désigne, au-delà de la religion proprement dite avec sa foi et son culte, une puissance politique et un mouvement de civilisation général. (http://fr.wikipedia.org/wiki/Islam)

Cette affirmation était déjà soutenue en 1948 par Maxime Gorce et Raoul Mortier dans « Histoire générale des religions ». Les auteurs y précisent que « le génie de Mahomet est d'avoir fait de l'islam un patriotisme dont le fondement est religieux ».

 

Le Nationalisme arabe

 

Le nationalisme arabe est une réclamation de l'héritage commun au monde arabe, selon lequel tous les Arabes sont unis par une histoire, une culture et une langue commune.

 

« Une Constitution ? Pourquoi faire ? ». Se demandait en 1966 le roi Fayçal d’Arabie saoudite, « le coran est la Constitution la plus vieille et la plus efficace du monde », ajoute-il.

http://www.droitconstitutionnel.org/congresNancy/comN3/issaT.pdf

Dans ce modèle d'état islamique, l’état ne constitue qu’un simple appareil de réalisation du dogme religieux et d’une politique religieuse ou se voulant ou se présentant comme tel. Il s’agit simplement d’un état subordonné à la souveraineté religieuse. Le pouvoir de l’état ne se justifie que par la religion où il trouve sa propre limite. En d’autres termes, dans ce type d’état, il n’y a point de primauté ni de suprématie en dehors de la religion. La plupart des constitutions arabes établissent une liaison entre Islam et état soit par le biais de la définition constitutionnelle de l’état soit par l’établissement d’une religion officielle de celui-ci.

La constitution est utilisée comme façade en croyant que l’existence d’un texte écrit sera en elle seule suffisante de manifester au monde extérieur une image de l’existence d’un état moderne respectueux de ses citoyens et de leurs droits basiques.

 

Voyez ce que Muhammad Saïd Al-Achmawi écrit en 1986 dans «L'islamisme contre l’islam»

(Cet auteur égyptien a provoqué de vives controverses en proposant une critique radicale de l’idéologie des mouvements intégristes islamiques contemporains) :

« Dieu voulait que I’islam fût une religion, mais les hommes ont voulu en faire une politique. La religion est générale, universelle, totalisante. La politique est partielle, tribale, limitée dans l'espace et dans le temps. Restreindre la religion à la politique, c'est la confiner à un domaine étroit, à une collectivité, une région et un moment déterminés. La religion tend à élever l'homme vers ce qu'il peut donner de meilleur. La politique tend à éveiller en lui les instincts les plus vils. Faire de la politique au nom de la religion, c'est transformer cette dernière en guerres interminables, en divisions partisanes sans fin, c'est réduire les finalités aux positions recherchées et aux gains escomptés ».

 

Victimisation

 

Après tout cela, je pense que l'on peut affirmer que l'islam est la religion des musulmans mais pas seulement cela. Placée entre les mains des islamistes, l'islam n'est pas seulement une religion mais c'est aussi une loi et une directive de vie intransigeante pour ces adeptes et intolérante pour les autres religions.

 

Je ne veux pas que l'on impose à mon pays la charia. Le moins que l'on puisse dire est que je suis très sceptique sur cette religion.

Est-il possible que les musulmans pratiquent leur religion tranquillement aux côtés des juifs, des chrétiens etc... chacun en paix ?

Sachant que les islamistes veulent convertir le monde à l'islam ?

Je suis sceptique...

A la moindre remarque sur l'islam on nous sort le refrain de l'islamophobie. C'est une victimisation permanente qui nuit aux musulmans sincères et patriotes.

De nos jours il est de bon ton de trouver toutes les qualités à l'islam et si ce n'est pas le cas on reçoit une pluie de critiques et on se fait traiter d'islamophobe.

Peut-on avoir le droit de ne pas être un fan de l'islam ? Merci.

 

Je n'ai pas la phobie de l'islam. Simplement je ne suis pas un dhimmi et je me battrai pour que mon pays garde ses racines chrétiennes.   

 

Finalement ma définition de l'islamophobe coule de source

 

« Etat d'une personne qui n'est pas islamophile ».

 

Je ne suis pas islamophobe. Je suis islamo-sceptique.

 

Christophe

Ref : C0032 

 

real holocaust 

Publié dans Billet d'humeur

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Gerald 01/08/2012 04:05


Merci Christophe pour cet excellent travail de recherche qui permet d'avoir une vue assez large sur ce terme offensif.


Grace à toi je peux moi aussi affirmer et revendiquer que je suis "Islamo-sceptique".