La crise, un film qui sera probablement interdit un jour

Publié le par Gérald Bottosso

La crise afficheIl était un temps où la liberté d'expression était récompensé, où l'humour pouvait transmettre des messages sérieux sans que la bien-pensance élevée au rang de dogme, ne déclenche par réflexe instantané une pluie de critiques moralisatrices sur l'auteur pour le plonger dans la disgrâce pour l'éternité.
 
Ce temps là, nous espérons tous qu'il reviendra un jour pour démontrer que la démocratie et la liberté d'expression ne sont pas vaincues.
 
Ce n'est pourtant pas si loin, en décembre 1992, Coline Serreau avec Vincent Lindon, Patrick Timsit, Zabou Breitman et bien d'autre nous ont laissé une scène pour laquelle ils seraient trainés au tribunal si elle était produite aujourd'hui.
 
Ce film a pourtant été récompensé par 1 prix et 4 nominations :
Prix, César du Meilleur scénario original ou adaptation : Coline Serreau
nommé, César du Meilleur film français de l'année : Coline Serreau
nommé, César du Meilleur acteur : Vincent Lindon
nommé, César du Meilleur acteur dans un second rôle : Patrick Timsit
nommé, César de la Meilleure actrice dans un second rôle : Zabou Breitman , Maria Pacôme , Michèle Laroque
 

Avertissement

Bien entendu nous ne cautionnons aucun des propos du scénario, nous voyons seulement dans cette scène une illustration de l'incompréhension des nantis face au désespoir des plus démunis tout en rappelant qu'il s'agit d'une fiction qu'il ne faut pas prendre au 1er degré.

 
Je vous laisse donc découvrir cet extrait.
 
 
Gérald Bottosso 
 
 
 

Publié dans Billet d'humeur

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Christophe GILLES 19/05/2012 21:48


C'est excellent et également remarquablement joué.


Il est clair que 10 ans plus tard, la scène de ce film serait déclarée choquante pour les communautés. Elle serait peut-être censurée...


Mais cela ne s'applique pas seulement à la politique , penses tu que 30 ans après leur sortie des films comme « les valseuses » ou « la grande bouffe » pourraient sortir sans
problèmes ?


Je suis comme Eric Zemmour, j'ai envie de dire : "c'était mieux avant".