La Suisse a des frontières

Publié le par Christophe

 

Frontiere-suisse suisse 2

 

Pour ceux qui ont lu « la faute du bobo Jocelyn » et qui espère comme moi que la fiction du roman va devenir réalité au plus vite, il pouvait être envisageable de céder à la tentation de préférer à l'exil dans la campagne Française le choix du pays hors CEE le plus proche de nous, à savoir la Suisse.

 

Oubliez cette idée, la Suisse, parce que justement elle a des frontières (heureusement pour elle) ne l'entendra pas de cette oreille. Son ministre des armées,  André Blattmann, à déjà pensé à la chose depuis longtemps afin de se préserver d'une arrivée massive d'immigrés de la CEE.

 

André Blattmann et sa théorie

 

Qui est-il ?

André Blattmann, né le 6 mars 1956 à Richterswil, est un commandant de corps de l'armée suisse, nommé chef de l'armée par le Conseil fédéral le 25 février 2009.

 

Quelle est sa théorie ?

Dès 2010, André Blattmann, a fait savoir qu'il pense que 5 pays menacent directement la Suisse : La France, l'Italie, l'Espagne, le Portugal et la Grèce.

Selon lui ces pays connaissent régulièrement des désordres sociaux et sont ou ont été le théâtre d'attentats terroristes. Il pense que ces situations sont explosives et pourraient déteindre sur son pays et surtout qu'elles pourraient entraîner un flot de réfugiés vers la Suisse. 


Voir l'illustration ci-dessous :

 Menace

 

Le simple fait qu'il envisage que ce soit l'armée Suisse qui ait à repousser le flot d'immigrés à sa frontière plutôt que les forces de l'ordre traditionnelles, démontre que non seulement il prévoit une exode massive vers son pays mais également qu'il a bien l'intention de la repousser par tous les moyens et si nécessaire par des actions militaires.

 

A l'époque les médias et les politiques de gauche lui sont tombé dessus en demandant sa démission pensant qu'il avait perdu la tête.

 

On notera que pour l’occasion un de ses subordonnés aux dents longues avait fait une déclaration destinée à nuire à Blattmann que les Nord Africains apprécieront...

 

Citation du lieutenant-colonel Peter Malama : «Si déjà on planche sur des scénarios, ce qui est le cas, la pression imaginée vient d'Afrique du Nord, du Maghreb. Mais certainement pas de la Grèce

 

Cette comme une reconnaissance de ce que nous Français n'avons plus le droit de dire !

 

Voila qu'aujourd'hui avec la crise de la dette et l'islamisation croissante de l'Europe ses détracteurs sont de moins en moins nombreux.

 

Lisez cet article sur le blog de Stéphane Montabert :

 

http://stephanemontabert.blog.24heures.ch/archive/2011/12/27/la-prospective-militaire-et-ses-ennemis.html

 

En 2012 l'exode de réfugiés n'est pas encore aux portes de la Suisse mais ces derniers se posent des questions. Le renouveau de l'immigration Portugaise est mise à l'honneur par les médias Suisses.

 

La Tribune de Genève précisait dans un article fin 2011 qu'entre 50000 et 100000 Portugais fuient chaque année leur pays en pleine récession et nombre d’entre eux mettent le cap sur la Suisse. Cela  rappelle les années 80, où des milliers de Portugais, les fameux saisonniers, débarquaient en Suisse pour servir de main-d’œuvre dans les exploitations agricoles ou l’hôtellerie.

 

Voir l'article ici : http://archives.tdg.ch/grand-retour-portugais-2011-10-10

 

A la même époque, un article du Figaro évoquant l'exil de la population Grecque n'est pas passé inaperçu. http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2011/10/12/04016-20111012ARTFIG00747-l-exode-discret-et-inexorable-de-la-jeunesse-grecque.php

 

Certainement que les Suisses considèrent (à juste titre) qu'en l'absence de frontières entre les pays de la CEE il sera facile pour les Grecs de rejoindre ces pays mais que lorsqu'il y subiront la crise ils seront peut-être tenté de rejoindre la Suisse...

 

2012 : Les médias Suisse s'y mettent

 

Dans une interview parue le 16 août 2012 dans le journal Suisse 24 heures, André Blattmann répond aux journalistes Suisses qui lui demandent s'il ne serai pas judicieux de faire intervenir l'armée pour lutter contre la criminalité transfrontalière contre laquelle les forces de l'ordre Suisse ne seraient pas en nombre suffisant pour y faire face. http://www.24heures.ch/suisse/armee-police-criminalite/story/20164102

 

On sent bien que sans les nommer ce sont les « chances » de la France qui sont dans les esprits. Il suffit de consulter les médias Suisses pour constater que chaque jours des chances transfrontalières viennent semer le désordre en Suisse tout comme c'est le cas en Espagne et en Belgique.

 

Voir ici quelques exemples :

 

http://www.24heures.ch/suisse/manque-15-000-policiers-frontiere-passoire/story/17681613

 

http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/explosion-petite-criminalite-baisse-violences-domestiques/story/10742285

 

http://www.rts.ch/info/regions/neuchatel/4255007-une-station-service-braquee-au-fusil-a-pompe-vendredi-aux-verrieres-ne.html

 

http://www.lematin.ch/faits-divers/stationservice-braquee-frontiere/story/27765803

 

Certainement échaudé par le lynchage médiatique qu'il a subit en 2010 Blattmann a déclaré que   «L'armée n'a pas à faire la police contre la criminalité».

 

 Blattmann

 

On sent quand même que 2010 n'est pas loin : « Sans parler de guerre, nous sommes confrontés à des risques multiples: conséquences du printemps arabe, crise de la dette, cyber attaques, tremblements de terre, menaces terroristes, etc ».

 

(Il n'a pas oublié l'Afrique du nord et la menace terroriste...)

 

Une situation amusante

 

Le comique de cette histoire est que c'est la personne qui a émise l'idée la première qui est maintenant obliger de tempérer l'ardeur de ceux qui l'ont décrié pour avoir été le précurseur.

 

Une fois le sourire effacé, on peut donc noter que l'opinion suisse évolue et qu'en matière de résistance la prise de conscience qui existait depuis longtemps semble gagner des populations jusque là hermétiques à la chose. La France devrait s'en inspirer plus souvent.

 

Christophe Ref : C0063

Publié dans Enquête

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