La Suisse c'est une petite Europe... Mais en mieux.

Publié le par Christophe

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La Suisse c'est une petite Europe, mais en mieux, dont les citoyens sont de plus en plus eurosceptiques jugeant qu'il faut en priorité aimer son pays et se contenter des accords bilatéraux existant avec l' EEE plutôt que de se risquer à faire évoluer ceux-ci vers plus d’Europe et moins de souveraineté. On ne peut que les féliciter les Suisses pour leur lucidité et le talent qu'il démontrent à s’adapter à la mondialisation sans se replier sur eux-même.

 

 

La Suisse, une petite Europe, en mieux

 

http://www.europolitique.info/pdf/dossier/eurf4409-suisse-ue-la-belle-famille.pdf

Cette union de 26 cantons marqués par une grande diversité et l’usage de quatre langues officielles pourrait être source d’inspiration pour les États de l’Union européenne qui souhaiteraient se rapprocher davantage.

Les cantons sont souverains, ils ont tous leur parlement et leur gouvernement. Les citoyens suisses, bien plus que partout ailleurs dans le monde, ont prise sur leurs élus et sur le cours des choses grâce à deux outils de démocratie directe : Le référendum et l’initiative populaire. En quelque sorte un modèle pour « l'initiative citoyenne européenne ». Tout marche ! Et tout cela permet à l’économie suisse d’être solide malgré la crise, de contenir le chômage, d’avoir une croissance plus soutenue que celle de ses voisins européens. La proportion du commerce dans l’économie nationale, le volume de l’investissement étranger direct, le taux d’utilisation des télécommunications internationales et de l’internet par tête d’habitant classent le pays au 3e rang des Etats les plus mondialisés. Signe que la Suisse, elle, a su s’adapter à la mondialisation sans se replier sur elle-même. La Suisse irrite ne se contente pas d’être une Union européenne en miniature et en meilleur état de fonctionnement, elle lui est proche philosophiquement, culturellement et politiquement.

Malgré toutes ses qualités et des affinités évidentes, elle n’est pas membre de l’Union européenne et semble de moins en moins encline à le devenir. En fait, elle lui est liée par une multitude d’accords qui ont été mis en place par étapes et qui ont fini par remplacer le contrat de mariage par un pacte de vie commune, allant bien au-delà d’un concubinage notoire, intégrant la Suisse de facto dans les politiques européennes, dans le Marché intérieur et dans l’espace Schengen-Dublin. Tout a été négocié, dans l’intérêt mutuel, pour faciliter la circulation des personnes ainsi que les échanges de biens et de services. Résultat : la Suisse et l’UE sont devenues, l’une pour l’autre, des partenaires économiques de tout premier plan et cela, dans un cadre juridique qui n’est pas celui de l’UE, ni même celui de l’EEE (l’Espace économique européen) lequel inclut avec la Suisse, les pays membres de l’Association européenne de libre-échange (AELE).

 

 

Les Suisses sont de plus en plus eurosceptiques

 

http://www.rts.ch/info/suisse/4458648-les-suisses-sont-de-plus-en-plus-eurosceptiques.html

La confiance des Suisses dans l'Union européenne (UE) n'a jamais été aussi basse dans les sondages.     Un nouveau sondage révèle que seulement 11,5% des citoyens se prononceraient en faveur d'une adhésion à l'UE, selon les chiffres publiés par la "SonntagsZeitung". Les partisans représentaient plus d'un tiers il y a 12 ans.

Depuis 1993, l'institut Isopublic a réalisé régulièrement des sondages sur la question européenne. Aujourd'hui, non seulement l'UE n'a jamais été aussi impopulaire, mais aussi l'Espace économique européen (EEE) refusé à une majorité de 50,3% il y a 20 ans. Si le peuple était amené à se prononcer aujourd'hui sur l'EEE, il ne récolterait que 32% des voix, rapporte le journal dominical alémanique.

On observe les mêmes tendances en Suisse romande, traditionnellement plus pro-européenne. Une majorité de 60% des Romands était encore favorable à l'entrée dans l'EEE en 2008. Les partisans ont aujourd'hui fondu à 41,5%.

 

 

Commencer par aimer son pays

 

http://pascaldecaillet.blog.tdg.ch/archive/2012/11/25/commencer-par-aimer-son-pays.html

Selon Pascal Décaillet (La Tribune de Genève), « les Suisses veulent de moins en moins entendre parler de l'Union européenne. Et peut-être veulent-ils de plus en plus entendre parler de la Suisse. Il n'y a aucune espèce de honte, mais alors vraiment aucune, pour une communauté nationale, de s'intéresser à elle-même. Chercher à comprendre son existence au milieu de ses voisins. La puissance de ses racines historiques. La complexité interne de sa construction, depuis des siècles. La fragilité miraculeuse de ses équilibres. La chance exceptionnelle de son fédéralisme et de sa démocratie directe. Aucune honte, non plus, n'en déplaise aux enragés de l'internationalisme, à aimer son pays. Ca n'est ni de droite, ni de gauche. Aimer son pays, simplement ».

 

 

Le débat sur l'Europe relancé cette semaine

 

Vingt ans presque jour pour jour après le "non" des Suisses à l'entrée dans l'Espace économique européen (EEE), le président du PDC a jeté un pavé dans la mare mercredi dernier en se prononçant en faveur d'un nouveau vote. 

http://www.rts.ch/info/suisse/4468278-christophe-darbellay-relance-le-debat-sur-l-eee.html

Selon un autre article à paraître la semaine prochaine, que RTS info s'est procuré, le président du PDC explique qu'ils s'agirait là de "la ligne médiane entre la voie bilatérale et l'adhésion à l'Union européenne".

Christophe Darbellay se dit conscient que l'EEE de 2012 n'est plus celui de 1992, de nombreux pays étant entre-temps devenus membres à part entière de l'UE. Mais la Norvège, l'Islande, et le Liechtenstein profitent des avantages de l'EEE tout en préservant leur indépendance vis-à-vis de l'Union.

Pour le patron du PDC, l'adhésion à l'EEE présente donc des avantages majeurs par rapport à une adhésion à l'UE: pas de monnaie unique, pas de politique agricole ou de politique de sécurité communes...

 

 

Refus de l’Europe confirmé par un sondage

 

Vingt ans après avoir refusé l’adhésion à l’Espace économique européen (EEE), les Suisses plébiscitent la voie bilatérale, révèle un sondage SSR publié vendredi 30 novembre 2012.

http://www.rts.ch/info/suisse/4473138-vingt-ans-plus-tard-les-suisses-ne-regrettent-pas-le-non-a-l-eee.html

Le 6 décembre 1992, le peuple suisse refusait l’adhésion à l’Espace économique européen (EEE) au terme d’une campagne passionnée. Vingt ans plus tard, la SSR a commandé un sondage auprès de l’institut gfs.bern pour connaître le point de vue des Suisses sur le dossier européen, toujours d’actualité.

Alors qu’à l’époque le non l’avait emporté d’extrême justesse, 54% des sondés considèrent aujourd’hui que le refus d’adhérer à l’EEE était une bonne décision pour la Suisse et 62% plébiscitent la voie bilatérale.

Voir l'infographie de RTS : http://info.rts.ch/infographies/eeesondage.html

 

 

Commémoration patriotique des opposants à l'UE

 

Les opposants à l'Union européenne (UE) se sont donnés rendez-vous à Bienne dimanche 2 décembre 2012 pour célébrer le 20e anniversaire du non à l'EEE.

http://www.lematin.ch/suisse/commemoration-patriotique-opposants-ue/story/30884498

Au programme de cette manifestation patriotique: discours du conseiller national UDC et ancien conseiller fédéral Christoph Blocher, sonneurs de cloches, hymne national et orateurs divers.

Intitulée «La voie de la Suisse vers l'avenir», cette manifestation a été mise sur pied par l'UDC et par l'Action pour une Suisse indépendante et neutre (ASIN) notamment. Au total, une vingtaine de mouvements et de partis participent à cette fête commémorative.

Bienne a été choisie car elle symbolise l'avenir, le thème de cette manifestation. «Nous ne voulions pas nous rendre sur le Grütli qui incarne le passé», a expliqué le conseiller national Thomas Aeschi (UDC/ZG), membre du comité d'organisation. « Bienne est une ville industrielle qui a su évoluer, a-t-il ajouté en rappelant son rôle de pont entre la Suisse romande et la Suisse alémanique.
 

 

Un exemple

 

Le discours de Jean-Pascal Delamuraz, qualifiant le 6 décembre 1992 de « Dimanche Noir » pour la Suisse, fait bien rire aujourd'hui au vu de la prospérité de la Suisse et des difficultés économiques de l'EEE.

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=Z3jmz2I86yA#!

Voila un pays qui  démontre que le patriotisme n'est pas démodé, que l'Europe n'est pas une fatalité, qu'il est possible d'être souverain et prospère, qu'il est possible de ne pas être replié sur soit même et vivre pleinement dans le monde d'aujourd'hui sans être sous les ordres d'une Europe fédérale. Quelques accords bilatéraux suffisent au bonheur... 

 

 

 chris  

Publié dans Enquête

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