Le Crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi

Publié le par Gérald

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Le CICE a pour objet le financement de l’amélioration de la compétitivité des entreprises à travers notamment des efforts en matière d’investissement, de recherche, d’innovation, de formation, de recrutement, de prospection de nouveaux marchés, de transition écologique et énergétique et de reconstitution de leur fonds de roulement.
 
Le CICE bénéficiera à l’ensemble des entreprises employant des salariés, imposées à l'impôt sur les sociétés (IS) ou à l'impôt sur le revenu (IR) d'après leur bénéfice réel, quel  que soit le mode d'exploitation
 
Le CICE portera sur l’ensemble des rémunérations versées aux salariés au cours d’une année civile qui n’excèdent pas 2,5 fois le SMIC calculé sur la base de la durée légale de travail, augmentée le cas échéant des heures complémentaires ou supplémentaires de travail selon les mêmes que celles qui s’appliquent en matière d’allègements généraux de cotisations sociales.
 
L’entreprise devra retracer dans ses comptes annuels l’utilisation du crédit d’impôt conformément à ces objectifs. L’entreprise ne pourra ni financer une hausse de la part des bénéfices distribués, ni augmenter les rémunérations de ses dirigeants.
 
 
Quel avantage pour l’employeur ?
 
Pour une entreprise de 49 salariés, cela correspond au financement d’un salarié supplémentaire.
La bonne affaire est seulement apparente car les entreprises de plus de 50 salariés doivent mettre en place un comité d’entreprise.
Le comité d’entreprise intervient dans la gestion et l’évolution de la situation économique et financière de l’entreprise. Il doit donc être consulté sur les sujets suivants : l’organisation du temps de travail ; l’introduction de nouvelles technologies ; l’évolution de l’emploi ; les projets de licenciement ; le plan de formation ; l’égalité hommes-femmes.
 
Dans ces conditions, il y a financement de 0,2% de la masse salariale brute pour le fonctionnement et au minimum 0,7% pour les activités sociales. Mais les délégués vont bénéficier de 20 heures par mois + les réunions. Vous l’aurez vite compris, la productivité de l’employé supplémentaire s’évapore spontanément et l’entreprise va commencer à s’enfoncer dans une sclérose mortelle à court terme.
   
 
Compétitivité ?
 
Si j’ai bien compris, cette mesure doit permettre aux entreprises d’êtres plus compétitives.
Mais par quel miracle cela serait-t-il possible puisque la mesure ne permet pas de réduire les coûts fixes, comment cette entreprise pourrait-elle répercuter cet avantage sur ses prix de vente ?
 
De plus pour bénéficier de cet avantage, il faut faire des bénéfices, hors en ce moment la plus grande préoccupation des petites et moyennes entreprises n’est pas la défiscalisation mais plutôt le remplissage de leurs carnets de commande. On voit donc bien que cette mesure est encore une fois destinée aux grandes entreprises qui cherchent par tous les moyens à payer le moins d’impôts.
 
A l’heure où les grandes entreprises délocalisent à tour de bras dans un système de chaîne Client/fournisseur il est facile de voir les conséquences. On est entré dans une boucle infernale qui conduit à la destruction de l’entreprenariat, il faudrait être aveugle et sourd pour ni le voir ou l’entendre. Chaque fois qu'une grande entreprise quitte le pays, c'est tout le tissu économique local qui en souffre.
 
 
Discrimination sociale
 
Cette mesure affirme officiellement une limite. Ainsi à partir de 2,5 fois le smic vous êtes un « salaud de riche ».
En fait ce n’est qu’un moyen supplémentaire pour casser la classe moyenne qui devient gênante dans ce système européen aux allures de plus en plus soviétiques.
 
Il suffit de regarder les revendications des syndicats lors des négociations annuelles, la 1ère demande spontanée est de bloquer l’augmentation des cadres et de ne réserver l’augmentation qu’aux salariés en dessous de 1,8 fois le smic (en moyenne).
 
Le message est clair : tout le monde au même salaire, le plus bas si possible !
Tout est fait pour démotiver la progression sociale et l’investissement personnel. Autour de moi, j’entends de plus en plus une phrase qui me choque : « Je fais mes heures et rien de plus ».
Le pire c’est quand ce sont des gens motivés qui disent cela, alors là on touche le fond, on est en train de tuer la méritocratie qui est la seule voie d’émancipation du prolétariat.
 
Moi-même il m’arrive parfois de vouloir rater volontairement mes objectifs personnels pour ne pas toucher la prime correspondante et ainsi limiter mes impôts. C’est bien sur suicidaire car ainsi mon entreprise n’est pas plus productive et je contribue à sa décadence, au final l’état récupérera moins d’impôts, en réaction il baissera l’assiette de calcul et on se retrouvera à payer plus d’impôt sur une base de moins en moins consistante ce qui au final détruira mon employeur et moi-même.
 
Combien de temps tiendrons nous à ce rythme ?
 
 
Y a-t-il une réelle solution ?
 
J’aimerais bien croire qu’il y a une solution, mais tant que l’on raisonnera juste sur des bases fausses, j’en doute !
 
Certaines personnes proposent la sortie de l’Europe et de l’euro qui serait à l’origine de tous nos problèmes (Marine Le Pen, François Asselineau …). Une sortie démocratique voulue par son peuple !
 
Mais pour que cela se produise il faudrait que le peuple Français est une réelle identité/unité, comme au Vénézuéla, Argentine, Islande ... et là je me rends compte que nous avons déjà perdu cette bataille, ne serait-ce que par la dilution ethnique (immigration), idéologique (fausse droite/fausse gauche) et économique (assistés, nantis, rentiers, délinquants, profiteurs ...)
Il n'y a plus de points communs entre chaque individu de ce pays, nous ne formons plus un peuple, nous sommes déjà les esclaves de l'impérialisme capitalo-communiste (nouvel ordre mondial).
Notre génération va assister au début de cette horreur, nos enfants et petits enfants le vivront toute leur vie, c'est implacable.
Résistons pour l'honneur, pour mourir en homme libre, mais pas plus et c'est déjà pas mal.
 
Il existe pourtant une solution simple, Olivier Bonfond, économiste, conseiller au CEPAG, pour son livre «Et si on arrêtait de payer ? 10 Questions/Réponses sur la dette publique belge et les alternatives à l'austérité».
 
Vidéo de 30 minutes pour comprendre la dette belge et ce qui va (est en train de) nous tomber dessus si on ne réagit pas. Elle permet d'apporter tout d'abord des réflexions et des arguments face au discours dominant actuel et proposer des alternatives face à la ligne de conduite actuelle. Cette vidéo est une collaboration entre le CADTM et le CEPAG/FGTB.
 
 
 
 
A quoi sert l’appauvrissement ?
 
Nous savons tous que la crise actuelle n’est pas naturelle, qu’elle a été volontairement fabriquée de longue date et que la voracité du capitalisme n’en est pas la cause mais plutôt l’instrument.
Il est un fait que l’appauvrissement des peuples permet toujours de mobiliser et faire combattre les individus pacifiques contre le bouc émissaire qui leur est présenté comme étant à l’origine de leurs malheurs.
 
Alors dans les temps difficiles que nous traversons, il est important de se rappeler l’histoire pour tenter de se prémunir contre les manipulations qui pourraient nous entraîner dans de futurs conflits.
 
Pour cela je vous propose de visionner un film documentaire indépendant afin de trouver des éléments de réflexion. Certes vous y trouverez des propos tenus par des personnalités que la bien-pensance vous demande d’occulter sans appel, mais vous n’êtes pas des enfants, votre libre arbitre dépend de tous les points de vue.
 
 
    
 
 
 
Gérald

Publié dans Décryptage

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christophe 03/03/2013 02:21


« Alors à quoi sert la guerre au final ? »


Ben déjà à faire une purge parmi ceux qui l'ont provoqué ... 

Gérald 03/03/2013 02:31



Effectivement, au delà des motifs purement béliqueux, la guerre permet une réduction de la population et donc de repartir sur une économie florissante à la fin du conflit. C'est une hypothèse
mise en avant par de nombreuses personnes classées "conspirationistes". Peut-être qu'Attali voulait simplement nous éviter la guerre avec sa proposition de tuer les vieux à partir de 65 ans. Mais
peut importe la manière, puisque nous ne sommes que du bétail du point de vue de nos élites gouvernantes, il semble que le sacrifice humain ne nous aura jamais laché depuis l'antiquité. Moi qui
croyait vivre dans une époque civilisée, je suis déçu.



christophe 03/03/2013 02:05


Gérald, merci d'avoir mis en lumière cette nouvelle mesure du gouvernement de Jean-Marc
Zéro. Belle réactivité et super décryptage. Par contre tu nous fous les jetons avec ta phrase :


« Alors dans les temps difficiles que nous traversons, il est important de se
rappeler l’histoire pour tenter de se prémunir contre les manipulations qui pourraient nous entraîner dans de futurs conflits ».


Je suis sceptique sur la résistance aux manipulations et lorsqu'on visionne le film
« état de guerre », il semble que nous avons le choix entre deux possibilités : La guerre en Europe ou la destruction des USA... Je ne sais pas laquelle je préfère. Au premier
abords on serai tenté de choisir la première, puis au deuxième on se dit qu'après la guerre en Europe, on pourrait peut-être repartir sur des bases vraiment saines.


Un dernier mot pour rappeler que le corbeau peut compter jusqu'à
14...

Gérald 03/03/2013 02:12



Par principe je n'aime pas les choix binaires, je préfèrerais que l'on trouve des solutions plus pacifiques que de céder aux sirènes de la Guerre. Quand on fait le bilan économique d'une guerre
on s'aperçois que l'argent dépensé aurait pu largement combler le problème économique sous-jaçant, alors à quoi sert la guerre au final ?