Le FN est apte à gérer des communes

Publié le par Christophe

mairies FN

 

Lors du dernier débat télévisé auquel a participé Marine Le Pen , nous avons entendu à plusieurs reprises l'argument à charge de ses intervieweurs et détracteurs : « Vous n'avez jamais exercé les responsabilités ». « Comment pouvons nous être certains que vous êtes capable de gouverner ».

Les personnes qui disent cela oublient que Normal 1er n'a jamais été ministre et qu'il est pourtant aujourd'hui président de la République.

Laissons de côté l'argument « député Européen », c'est de la pipe...

Un article de Jean-Yves Le Gallou démontre que le FN a géré des mairies et que contrairement à ce que l'on voudrait nous faire croire cela n'a été vraiment pas si mal que cela... Les français devraient se souvenir de cela en vue des municipales de 2014. Les médias présenterons la choses négativement, aussi publions à nouveau cet article peut-être méconnu de certains de nos lecteurs...

 

 


Histoire économique : Mairies FN, elles auraient mérité le triple A !

par Jean-Yves Le Gallou*

 

L’opinion médiatique est unanime : la gestion des mairies FN a été catastrophique, absolument ca-tas-tro-phi-que, vous dis-je. Le Front National lui-même ne cherche pas à démentir : pour certains de ses dirigeants parce que les maires des villes concernées ont été exclus du FN ; pour les autres parce que, de toute façon, on ne peut rien contre une opinion médiatique aussi fermement (même faussement) établie.

 

Il n’y a qu’un seul problème : cette opinion médiatique est complètement à l’opposé de la réalité. Tous les maires FN, ou ex-FN, ont rétabli la situation financière de leur ville. Ce n’est pas ici une question d’opinion, c’est une question de chiffres.

 

Pas une question d’opinion, une question de chiffres

 

Prenons la ville d’Orange, toujours dirigée par Jacques Bompard : quand ce militant national a pris la ville, la dette par habitant s’élevait à 1 462€ par habitant ; elle n’est plus que de 79€ par habitant en 2010 ; 20 fois plus faible qu’à Carpentras ou Cavaillon ; 40 fois plus faible qu’à Avignon. Et les taux des quatre taxes locales ont baissé. Et, pourtant, en 2010, les investissements à Orange restent élevés : 571€ par habitant, plus que dans les autres grandes communes du Vaucluse. Quant au taux de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères, c’est le plus bas du Vaucluse.

Catherine Mégret est devenue maire de Vitrolles en 1997. Elle a été réélue en 2001 (avant de perdre son mandat à la suite d’une annulation survenue dans une période particulièrement difficile pour sa formation de rattachement, le MNR). Mais, là encore, la comparaison des ratios financiers entre 1997 et 2001 montre l’ampleur du redressement financier accompli. L’endettement a baissé : passant de 811 millions de francs à 687 millions de francs. Et ce, alors même que la taxe d’habitation a diminué, que le prix de l’eau a baissé de 10% et celui de la taxe des ordures ménagères de 25%. Dans le même temps, la capacité d’équipement est remontée.

Une analyse comparable peut être faite sur Marignane dont Daniel Simonpieri fut le maire de 1995 à 2008.

 

Les campagnes de sidération et de désinformation

 

Il est d’ailleurs intéressant de rappeler les résultats d’un sondage, publié en 2001 et portant sur l’opinion des habitants de Marseille, Vitrolles et Marignane sur leur municipalité : sur les faits – qualité de la gestion, fiscalité, propreté, sécurité, Vitrolles et Marignane devançaient Marseille. En revanche Jean-Claude Gaudin jouissait de la meilleure image ! On mesure ici l’effet des campagnes de désinformation et de sidération des médias nationaux ainsi que de France 3 Provence et de La Provence.

 

À Toulon aussi il y a eu redressement financier selon la Cour des Comptes

 

Reste Toulon. C’est la ville la plus importante prise par le Front National en 1995. Une ville qui a cumulé les problèmes et les polémiques. Pourtant, là aussi, le bilan financier est positif. Il y a à l’appui de cette affirmation un rapport de la Chambre régionale des comptes portant sur la période 1995-2005. Certes, le rapport ne va pas sans formuler des critiques : certaines pratiques anciennes – des avantages sociaux remontant aux années cinquante, par exemple, ont perduré et l’absentéisme est resté à un niveau élevé. Mais l’encours de la dette par habitant a diminué, passant de 1 491€ à 1 382€ de 1997 à 2000. La capacité d’autofinancement disponible s’est aussi améliorée.

Cela n’a pas empêché les campagnes de diffamation de durer jusqu’en 2010. Ainsi, lorsqu’un litige opposant Jean-Marie Chevalier à son successeur, agissant au nom de la ville de Toulon, fut tranché par le Conseil d’État en faveur de l’ancien maire de Toulon, Le Point titra sur le thème « Toulon, la facture du FN s’alourdit encore ! » Alors que le Conseil d’État venait simplement de rappeler des règles de droit habituelles. Évidemment, tout cela laisse des traces dans les esprits. C’est le but d’ailleurs…

 

Un jugement plutôt positif des électeurs

 

Les électeurs locaux, eux, ont porté un jugement nuancé et souvent positif sur les mairies Front National. Notons d’abord qu’en dehors de Vitrolles, conquise à la majorité absolue en 1997, les mairies de Marignane, Toulon et Orange ne furent gagnées, en 1995, que dans le cadre d’élections triangulaires. Les vainqueurs ne commençant leur mandat qu’avec un potentiel de moins de 40% des suffrages. Pourtant, trois des quatre maires furent réélus en 2001. Et Jacques Bompard le fut à nouveau en 2008.

 

Après Orange, Bollène se redresse financièrement

 

Sa gestion d’Orange a d’ailleurs paru si convaincante que les électeurs de la commune voisine de Bollène ont porté à la tête de leur ville Marie-Claude Bompard, la femme de Jacques Bompard. A Bollène aussi, le redressement financier est en cours : ainsi la dette par habitant est passé de 1 646€ au 1er janvier 2008 à 1 143€ au 1er janvier 2012.

 

Ces résultats financiers sont d’autant plus remarquables que, durant les mêmes périodes, l’endettement de l’État et des collectivités territoriales a explosé. A contrario, on peut dire qu’avec une gestion comparable à celle des villes FN, la France aurait gardé le triple A et, surtout, ne serait pas plombée par l’endettement excessif qui est le sien.

Cette affirmation est bien sûr politiquement incorrecte. Mais elle repose sur des faits et des chiffres. Ce qui la rend peu susceptible d’intéresser les médias de l’oligarchie. Car, dans le monde médiatique, les faits comptent peu, les préjugés comptent davantage.

 

*Jean-Yves Le Gallou est un intellectuel français qui s’est intéressé aux questions identitaires. Il préside la Fondation Polémia (site).

 


 

chris

Publié dans Revue de presse

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