Le militantisme est-il utile dans la première circonscription ?

Publié le par Christophe Gilles

Militantisme Yvelines

 

Les résultats aux élections présidentielles et législatives ont mis en avant une progression des voix importantes pour le Front National dans notre circonscription.

Immédiatement une pensée nous vient à l'esprit : C'est le fruit du travail des militants qui ont été formidables.

 

Quelqu'un qui n'est pas dans le cercle des militants et qui par voie de fait est donc « sympathisant » peut croire à cela. Il a bien raison d'y croire…Je ne vais pas l'en dissuader.

 

La personne qui est dans le cercle des militants sait. Elle sait que la première circonscription est le désert d'Atacama en matière de ressource militante. Aussi, une fois cette révélation faite, on est en droit de penser que les quelques militants existants ont été formidables. C'est vrai. Nous sommes formidables. Nous en sommes conscients et les sympathisants aussi puisque certains nous l'ont fait savoir.

 

Mais ce n'est pas la seule explication, sinon il suffirait de faire comme l'UMPS, payer du personnel pour faire du travail de militant. Cet aspect peu valorisant du militantisme hors de nos moyens financiers pourrait le devenir maintenant que nous avons réussi nos élections et renfloué les caisses.

 

C'est en effet aussi, la révélation que le débat d'idée a des résultats ravageurs dans le bon sens...

Beaucoup de sympathisants ont voté FN sans jamais voir un seul document du FN dans leur boitte aux lettres. L'existence de ce blog est devenue essentielle et c'est la tête qui compensera le manque de bras.

Le militantisme et son impact ont finalement eu un effet limité mais pas inutile...

 

Le blog est en effet primordial car les militants de types « manuels » resteront certainement en nombre insuffisants au vu du découpage de la circonscription. Les communes de Guyancourt et de Montigny-le-Bretonneux totalement acquises à la cause socialo communiste sont un vivier de militants pour la gôche d'une part et la commune de Versailles nous fournit un type de militant plutôt « intellectuel » considérant que le tractage et le boîtage sont des besognes non conformes à leur rang.

Donc oui, le blog est notre outil pour le futur !

 

Dommage pour les quelques personnes âgées qui ne pratiquent pas internet car elles seront exclus de ce débat d'idée. Mais le « c'était mieux avant » à ses limites. 

 

Mais revenons à la « basse besogne » : tractage/boîtage/collage.

(Je ne vais pas en faire l'apologie mais simplement essayer d'en retirer quelques aspects positifs)

 

1/ C'est bon pour la santé

En effet lorsqu'on a un travail de bureau, faire 01h00 de marche pour boiter de temps en temps a vraiment un effet bénéfique sur la santé. Cela permet également de connaître sa ville et de découvrir des endroits où l'on ne serai jamais allé.

2/ On fait des rencontres

Parfois dans un hall d'immeuble on rencontre des gens qui engagent la conversation et nous questionnent sur le FN. Cela permet de rétablir le vrai discours. Parfois également on rencontre des gens hostiles. Cette haine qu'ils nous envoient agit sur moi comme un booster.  

3/ La présence sur les marchés provoque des venues aux réunions

Posez vous la question. Si la personne qui vous a donné ses coordonnées et qui donc était présente sur le marché n'avait justement pas été là, comment auriez vous eu connaissance de la réunion ?

Après il revient à Gérald de rendre sa réunion attractive. Mais ceux qui sont venus, savent que le débat est de haute tenue et qu'il n'a rien à voir avec une réunion de beauf comme on le verrai chez les dhimmis du front de gôche.     

4/ C'est du baume au cœur

Aussi étrange que cela puisse être, les encouragements reçus dans la rue sont vraiment bénéfiques pour la motivation.

5/ contacts avec les anciens

Les personnes âgées qui justement ne militent pas, n'ont pas internet, ne viennent pas aux réunions, mais qui sont adhérentes au FN n'ont que le tract du FN comme contact avec nous. Souvent elle garde précieusement ce tract et il leur permet de renouveler l'adhésion lorsqu'elle arrive à échéance.

Nos responsables, diront qu'il faut téléphoner aux adhérents pour garder le contact. Nous le faisons. Mais le FN ce n'est pas SOS amitié et très vite les limites sont atteintes dans cette pratique. Sans compter que les débatteurs d'idées sont au dessus de ses taches sociales et ils les délèguent volontiers.  

 

Je vais également parler des aspects négatifs de la «basse besogne»

(la phrase se suffit à elle même)

 

1/ Création d'assistés

Venir sans cesse à la rencontre des adhérents en fait des assistés qui ne font plus l'effort de venir à nous puisqu'ils savent que de tout façon nous serons là pour eux.

2/ Adhérent ne veut pas dire militant

Beaucoup de personnes adhèrent alors qu'une aide financière par le biais d'un dont serait plus appropriée. Ces personnes sont finalement étonnées quand nous les sollicitons pour des réunions ou du militantisme. Elle voulaient aider la cause financièrement mais n'ont jamais voulu militer. Le fait de les contacter est un « viol » (j'exagère volontairement).

3/ L'électorat ne veut pas dire adhérent

Notre électorat est composé pour une infime partie d'adhérents, la majorité de celui-ci étant composé de sympathisant. Alors pourquoi s'entêter à vouloir impliquer des adhérents qui ne le veulent pas.

Certains adhérents n'ont pas voté pour Marine au premier tour, préférant voter Sarkozy pour assurer le barrage à la gôche.

D'autres ont été candidats aux législatives pour un autre parti sans succès ni pour l'un ni pour l'autre.

4/ Risques

La basse besogne effectuée seule peut ne pas être sans danger lorsqu'elle est faite de manière isolé et suivant les horaires et les lieux. C'est vrai que des tractages auraient pu être effectués dans les gares. Mais faire cela de manière isolée est trop risqué et la ressource était insuffisante pour constituer des équipes.

5/ l’incompétence

Contrairement aux apparences, le boîtage demande de la méthodologie. L'absence de celle-ci rend le travail plus pénible et moins efficace. J'ai beaucoup travaillé seul, c'est parfois difficile mais la technique adoptée n'est pas contredite, ce qui évite une usure morale. Là aussi, on peut me rétorquer que je n'ai qu'a former les personnels afin qu'ils agissent comme je le souhaite. Je répondrai que lorsqu'il faut distribuer des milliers de tracts en quelques semaines le temps n'est pas à la formation mais plutôt au « marche ou crève ».  

 

Le militantisme est-il nécessaire dans la première circonscription ?

 

Oui peut-être... Mais plus comme avant.

 

Soyons fous ! Je vous demande votre avis !

 

Christophe Gilles 

 

Ref : C0011

Voir aussi :

Impressions de délégué  

 

Publié dans Billet d'humeur

Commenter cet article

daniel 25/06/2012 11:24


Beaucoup de personnes votent FN sans avoir vu ni un militant, ni meme avoir eu un tract dans leur boite a lettres : c'est exact.


La présence physique est cependant indispensable, en particulier pour les raisons suivantes :


- montrer qu'il y a une implantation locale et qu'il existe des militants sur le quartier / la ville, et que le FN, ce n'est pas seulement Marine et 2 à 3 figures connues à la télé.


- montrer à tous, meme ceux qui ne votent pas pour nous, que au FN, il y a des gens "normaux", et en particulier des femmes et des jeunes.


- etre en mesure de repondre a ceux qui se posent des questions, mais n'auraient pas necessairement l'idée / le temps ou la possibilité de chercher l'information sur internet.


- préparer les prochaines échéances électorales : voir ci-dessous pour les municipales.


Pour savoir où et quand, c'est simple :


- la où sont les électeurs et où on peut s'exprimer : sur les marchés, les gares, certaines réunions publiques.


- il faut privilégier une présence régulière (au moins tous les 2-3 mois), avec certes un temps fort au moment des élections, mais la présence en dehors des campagnes electorales marque plus les
gens, car nous sommes souvent les seuls dans cette situation, et en tout cas, il n'y a pas de matraquage constant de tous les partis.


- dans l'optique des municipales, il faut privilégier la connaissance des dossiers locaux, en particulier ceux qui concernent fortement la population locale : impots locaux, gaspillage d'argent
public, aménagements importants.


- pour cela, il faut communiquer par boitage et tractage sur les critiques de la municipalité actuelle et proposer nos solutions. Tout ce travail laissera des traces positives et sera
mémorisé lors des élections de 2014.