Le Portugal, le Portugais et les échéances électorales‏

Publié le par Christophe

portugal

Photo par Francisco Leong/AFP

Vous l'avez vu à la télévision et cela a été largement repris par les médias Français, dernièrement, plusieurs milliers de personnes ont manifesté dans les rues de Madrid pour protester contre la politique de rigueur du gouvernement Espagnol Mariano Rajoy.       

     

Les Espagnols anticipent de nouvelles mesures d'austérité qui seront exigées d'eux en échange de l'aide de la zone euro et de la Banque centrale européenne pour faire baisser les coûts de financement du pays.

Mais étrangement alors que des manifestations identiques se sont déroulées au Portugal, les faits ont été beaucoup moins repris dans nos médias. 

   

Les faits

 

http://fr.news.yahoo.com/portugal-centaine-milliers-personnes-manifestent-contre-laust%C3%A9rit%C3%A9-215343137--finance.html

Plus d'une centaine de milliers de personnes ont manifesté samedi à Lisbonne et dans plusieurs villes du Portugal contre les mesures d'austérité du gouvernement annonçant un renforcement de la rigueur.

"Stop au terrorisme social", "Ceux qui volent le Portugal doivent être jugés", "Bientôt l'Etat volera les morts", pouvait-on lire sur les nombreuses banderoles et affiches brandies à Lisbonne par les manifestants.

"Que la troïka aille au diable" était le principal slogan pour signifier le rejet des mesures de rigueur imposées par les trois bailleurs de fonds du Portugal, l'UE, le FMI et la BCE, en échange du plan de sauvetage de 78 milliards d'euros accordé au pays en mai 2011.

 

Selon des estimations des organisateurs, plus de 50.000 personnes ont manifesté à Lisbonne et un nombre sensiblement identique à Porto, la grande ville du nord du pays, tandis que plusieurs milliers se sont rassemblés dans une trentaine de villes.

A Lisbonne, des échauffourées ont eu lieu entre manifestants et policiers devant le Parlement sans faire de victimes.

"Ce gouvernement va tuer le Portugal, et si nous ne faisons rien ce sera pire", des slogans que l'on peut considérer identiques à ceux entendus en Espagne :

"Assez!", "Ils coulent le pays", lisait-on sur les pancartes brandies par les manifestants de Madrid pour protester contre la hausse des impôts et la baisse des dépenses publiques en matière de santé et d'éducation.

 

Le  gouvernement du Premier ministre Pedro Passos Coelho a décidé de procéder cette année à de nouvelles augmentations d'impôts et de prévoir pour l'année prochaine une hausse de 11% à 18% des cotisations salariales, une mesure qui, selon des experts, équivaut à la perte d'un mois de salaire.

Depuis l'obtention du plan de sauvetage, le gouvernement a déjà procédé à des baisses de salaires des fonctionnaires et des augmentations d'impôts avec en particulier des hausses sensibles de la TVA.

   

78 milliards d'euros accordé au Portugal

 

http://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRPAE88A07K20120911?sp=true

L'Union européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international ont accepté mardi d'assouplir les objectifs budgétaires fixés au Portugal dans le cadre d'un programme de renflouement de 78 milliards d'euros. Cette décision que la troïka présente comme une bonne nouvelle n'en est pas une pour le gouvernement Portugais qui pour respecter les objectifs à tout prix et en a fait la justification d'une politique d'austérité qui a plongé le Portugal dans sa pire récession depuis les années 70. Le Portugal s'endette et c'est ce que veut l'Europe...

 

Le peuple Portugais qui n'a pas son opinion à donner va « casquer ». Tait toi et paye !

le ministre des Finances, Vitor Gaspar, a déclaré que "le Portugal peut dorénavant afficher un déficit budgétaire de 5% du PIB cette année, de 4,5% en 2013 et de 2,5% en 2014. Auparavant, l'objectif était de 4,5% cette année et de 3% en 2013".

 

Plus de rigueur

 

Le ministre a noté que "la récession serait plus forte que prévu en 2013, avec une contraction du PIB de 1% après -3% attendu pour cette année. Le pays ne renouerait avec la croissance qu'au deuxième trimestre 2013, à un rythme insuffisant pour afficher une évolution positive sur l'ensemble de l'année alors que le gouvernement promettait jusqu'ici le redressement en 2013.

La détérioration a été causée par l'aggravation de la crise de la dette dans la zone euro, y compris en Espagne qui est le principal débouché pour les exportations portugaises", a-t-il souligné.

 

"Nous traversons une des périodes les plus difficiles de notre démocratie", a-t-il dit. "Nous voulons garantir que nous pouvons surmonter cette urgence nationale mais aussi être capable de prévenir des périodes d'instabilité financière, de récession économique et de détérioration sociale".

 

Vitor Gaspar a ajouté que "Lisbonne devrait peut-être prendre de nouvelles mesures de rigueur cette année pour respecter les nouveaux objectifs, ajoutant que la fiscalité des plus-values financières et des dividendes serait alourdie".

L'opposition socialiste et les syndicats voient d'un mauvais œil ce supplément de rigueur, menaçant de briser le large consensus qui existe dans le pays depuis que le plan de renflouement a été lancé.

Les deux principales confédérations syndicales du pays menacent de manifester ou d'organiser des grèves pour protester contre l'austérité.

   

Le traître Portugais

 

Pendant que le gouvernement Portugais essaye de réaliser l'impossible (idiot utile ou complice?), pendant que le peuple Portugais souffre et va souffrir encore plus, un traître à la nation veut toujours plus d'Europe et de mesures absurdes, refusant de voir qu'elles tuent son pays.

 

Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a appelé mercredi à transformer l'Union européenne en fédération d'Etats-nations, moyennant un nouveau traité.

"Nous devons progresser vers une fédération d'Etats-nations. C'est notre horizon politique", a affirmé le chef de l'exécutif européen lors de son discours sur "l'état de l'Union" au Parlement européen à Strasbourg.

http://fr.finance.yahoo.com/actualites/lue-doit-%C3%A9voluer-f%C3%A9d%C3%A9ration-detats-nations-plaide-barroso-080919215.html

"La création de cette fédération d'Etats-nations exigera au final un nouveau traité".

   

Que ni-ni de l'opinion des peuples européens

 

Moins de trois ans seulement après la ratification du traité de Lisbonne et alors que l'opinion européenne, échaudée par la crise, se détourne du projet européen, voire le rejette.

Barroso présentera une "esquisse" de cette nouvelle architecture institutionnelle avant les prochaines élections européennes de 2014, au moment où son propre mandat à la tête de la Commission se terminera.

Alors que l'opinion se détourne du projet européen (des actes concrets plus nombreux seraient le bienvenu) Barroso n'en a que faire et veut aller encore plus vite dans notre perte.

Cette fédération d'Etats-nations devrait être, selon lui, "une union avec les Etats membres et non contre les Etats membres".

 

chnagement barroso  Pour l'Europe, le changement c'est maintenant

   

Les échéances électorales en fil rouge

 

Vous avez remarqué comme ceux qui voient leur mandat arriver à terme veulent précipiter les choses. Ils veulent aller de plus en plus vite pour rester dans l'histoire et que les décisions soient prises avant qu'ils ne disparaissent de la scène politique.

 

Mais qu'ils se rassurent, ils sont déjà dans l'histoire ! On se souviendra d'eux comme des fossoyeurs des nations européennes et nous irons cracher sur leur tombe.

     

Mais revenons aux échéances électorales.

La chancelière allemande Angela Merkel plaide pour une révision du traité de Lisbonne pour avancer vers une union monétaire, budgétaire, bancaire mais aussi politique. Forcément, elle aussi arrive à la fin, le temps presse pour elle.

 

A contrario, en France, on vient d'être élu, on considère avoir du temps pour détruire l'Europe et la priorité est la destruction de la France (impôts, mariage pour tous, vote des étrangers).

 

Concernant l'Europe, la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud Belkacem, a expliqué que «Paris ne fait pas du "fédéralisme" européen un "tabou" mais préfère "mieux" d'Europe à "plus" d'Europe ».

Décrypté : « attendez, on s'occupe de la France, on gagne d’abord les municipales et on arrive pour détruire l’Europe avec vous ». 

Message bien reçu : Barroso a avancé l'idée d'une "européanisation" des enjeux des prochaines élections européennes en juin 2014.

     

Il parle de nous...

 

"en ces temps d'anxiété, ce serait une erreur que de laisser les nations en proie au nationalisme et au populisme", a expliqué M. Barroso.

 

Il a affirmé que l'UE ne pouvait «continuer à résoudre les problèmes européens juste avec des solutions nationales". "Au XXIe siècle, même les pays européens les plus grands risquent d'apparaître comme des nains face à des pays comme la Chine  ...  Nous avons besoin d'une authentique union économique fondée sur une union politique   ...  Plus dangereux que le scepticisme des anti-européens est le silence des pro-européens en ces temps de "crise de confiance" de l'Union européenne, du fait de la crise de l'euro, ».

     

...Et nous ne pouvons plus parler

 

La lutte contre les anti-européens ne lui suffit pas, voilà que maintenant il reproche aux autres de ne pas manifester leur soutien à l’Europe. Mais il veut quoi ? Des manifestations pro-européennes ?

 

Il ne faut pas exagérer. Beaucoup de Français ont compris que l'Europe est néfaste pour la France mais ils n'oseront jamais le dire car ils pensent qu'ils seront associés au FN. Le lobbying qui consiste à faire passer les patriotes pour des racistes fait son effet.

 

Scrutons la pensée d'un français réaliste (la médecine fait des progrès phénoménaux) :

« Il ne m'est pas possible d'être pour la France avant d'être pour l’Europe car sinon je serai qualifié de patriote ! Si je suis patriote je serai raciste ! Si je ne suis pas pro-européen je suis raciste ! Je veux bien être tout ce que l'on veut mais pas un raciste car les traumatismes de l'occupation et de la guerre d'Algérie sont là et je ne suis pas près de m'en débarrasser ! J'aime la France mais en secret, le dire c'est le rôle des fachos du FN. Coup d’œil à droite, coup d’œil à gauche, c'est bon je suis seul, vive la France ! Allez le FN tenez bon ! »

 

Son idée est de rester dans les rangs et voir se qui se passe. On verra bien... Le problème est que pour les politiques c'est la même chose.

 

Christophe 

Ref : C0059 

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