Le test des hacktivistes

Publié le par Christophe

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Les attaques internet se sont enchaînées en Europe de l'Est depuis le début du mois de mars. S'agit-il de l’œuvre de petits « hackers de gouttière » ou des derniers réglages avant une action de grande ampleur de la part de on ne sait qui ? A l'instar de la République Tchèque, le réseau relativement développé de ce petit pays en fait une zone-test idéale pour une attaque future de plus grande ampleur, juge un expert d’Internet. Peut-être que nous n'auront jamais la réponse mais cela mérite d'être suivi car nous vivons à une époque ou la guerre d'opinion est primordiale. Ainsi pour exemple les Français qui se contentent de suivre les médias de la bien-pensance sont persuadés que le président Syrien massacre son peuple alors qu'il ne fait que se défendre contre une attaque islamique, que notre président à raison d'envoyer des armes aux « rebelles » qui logiquement seront tournés un jour contre nous, tout comme l'on été ceux donnés aux talibans pour tirer sur les Soviets ou ceux donnés aux Lybiens utilisés contre nous au Mali . Bien informés (le net est le meilleur moyen), les Français, condamneraient peut-être la décision de Normal 1er alors que là elle passe presque inaperçue...

 

 

La République Tchèque victime d’une série de cyberattaques.

 

Lundi 4 mars, les systèmes des plus grands sites d’information tchèques se sont effondrés. Le lendemain, Seznam.cz, le plus grand portail web du pays, a été mis hors service durant quelques dizaines de minutes. Le mercredi, les sites Internet des banques sont tombés en panne et le jeudi, ceux des opérateurs mobiles. Depuis, le calme règne. Mais attention à ne pas se réjouir trop vite car on a encore très peu d’informations ce qui s’est réellement passé.

Des pertes de recettes publicitaires pour les médias et des transactions non effectuées pour les banques sont, pour l’heure, les dégâts les plus visibles que l’orage cybernétique a laissés derrière lui. Si personne ne peut encore chiffrer le montant du préjudice, c’est surtout la crédibilité de l’Internet tchèque qui est ici engagée selon le journal Tchèque respekt.ihned.

Il y a eu un précédent à ce genre d'attaque. Les Tchèques ont déjà vécu dans une moindre ampleur, une cyberattaque sur les sites de l’OSA, l’Association pour la protection des droits d’auteurs, du Parlement et du gouvernement. A chaque fois en procédant selon le même mode opératoire : une attaque de type DDoS [Déni de service distribué]. Les pirates inondent de requêtes le serveur pour l’empêcher de fonctionner. Mais si pour la foi précédente, il y avait « un motif », comme l’adoption d'une loi controversée de réglementation de l’Internet, cette fois-ci il n'y à aucun mobile identifiable, ce qui est d'autant plus inquiétant...

 

 

Le spectre de l'Estonie

 

Les experts Tchèques se veulent toutefois rassurants et indiquent que les réseaux structurels de l’Etat tels que ceux des directions des fournisseurs d’énergie, de la police ou encore des ministères, reposent sur des systèmes informatiques indépendants, déconnectés de l’Internet classique.

Les conséquences de l’attaque semblent pour l’instant très éloignées des difficultés auxquelles a dû faire face l’Estonie il y a 6 ans.

A l’époque, une cyberattaque avait provoqué l’effondrement des sites Internet d’une grande partie des institutions étatiques de l’Estonie. Elle a duré plus de trois semaines. La police a finalement décidé de couper temporairement le réseau Internet local du reste du monde.

La cybercatastrophe de Tallin était inquiétante comme toutes les catastrophes mais également rassurante sur les raisons qui ont poussé les auteurs présumés : Les services secrets Russes. En effet,

l'attaque de Tallin est aujourd’hui considérée par les experts en sécurité informatique comme une action politique de représailles orchestrée par les services secrets russes, suite au retrait de la statue du soldat soviétique du centre-ville (même si l’enquête a été close officiellement sans rien donner véritablement).

En République tchèque, on n’a encore aucune idée de qui pourrait être l’auteur des attaques du réseau Internet et c'est bien cela qui est inquiétant.

 

 

Des inquiétudes et des mesures

 

Cette attaque sur l'internet Tchèque peut être l’œuvre « d’hacktivistes », sortes de pirates informatiques aux motivations idéologiques ou politiques. Il manque en tout cas ici une motivation claire à laquelle aurait pu donner matière un événement politique concret.

« A l’instar d’Internet, les hackers agissent à un niveau global », souligne Karel Obluk, cofondateur d’AVG, une des plus florissantes entreprises tchèques spécialisées dans le développement des logiciels de sécurité. Et il note, comme d’autres experts le font observer, que « la République tchèque, en tant que petit pays disposant d’une infrastructure d’Internet relativement développée, apparaît de l’extérieur comme une zone-test idéale dans la perspective d’une attaque de plus grande ampleur ».

La cyber-attaque contre la République tchèque a pour conséquence d’accélérer l’adoption de la loi sur la cyber-sécurité. Elle devrait être présentée au gouvernement avant la fin du mois de juin et décrira en détail la façon dont l’administration doit procéder lorsqu’elle se trouve confrontée à ce type de situation.déjà produit des conséquences très concrètes.

 

 

En Roumanie aussi

 

Bien qu’elle se soit dotée en février dernier de sa « Stratégie nationale de lutte dans le domaine de la cybersécurité », la Roumanie n’échappe pas aux assauts des pirates informatiques. Mais pour les Roumains ils s agirait plutôt d’espionnage comme le rapporte Qmagazine : « la cyberguerre a touché aussi la Roumanie, qui a été la cible, début mars, d’une attaque faisant partie d’une campagne d’espionnage sur plusieurs pays d’Europe de l’Est. Cette attaque était beaucoup plus puissante qu'Octobre Rouge, l’agression qui, à l’automne 2012, avait visé des informations concernant la politique nationale et les ressources naturelles ».

Florian Coldea, du Service roumain de renseignement s’interroge : « Sommes-nous préparés pour cette guerre cybernétique ? ».

La magazine Roumain émet une autre hypothèse. Nous traversons une crise économique mondiale, qui a généré des puissantes contradictions sociales. Autant des motivations pour lancer des attaques contre les systèmes informatiques publics, pour débaucher des spécialistes informaticiens. Un secteur où la Roumanie, où se trouvent beaucoup de hackers, comme autres pays de l’Est, excelle.

 

 

NDLR

 

Alors que les logiciels-espions tel que Finspy (Finfisher) pour les ordinateurs et les téléphones portables deviennent de plus en plus sophistiqués et sont de plus en plus utilisés par les dictateurs et les services de surveillance du web Européen (Les mêmes LOL) ont peut s’inquiéter quand aux motivations des hacktivistes du web. Sont-ils indépendants ? Travaillent ils pour des gouvernements ? Une chose est certaine, le jour ou un blog est suffisamment dérangeant, c'est un jeu d'enfant de le neutraliser... Mais ce serai bien plus grave si un état était paralysé par une cyberattaque durable...

 

 

chris 

 

 

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