Les militaires Suisses nous révèlent ce que pensent les notres

Publié le par Christophe

Blattmann

 

La crise et l'austérité inquiètent même ceux qui n'y sont pas plongés. Les risques d’émeutes incitent la Suisse, voisin direct de la CE, à prendre des mesures. Nous avons un peu parlé de cela en évoquant le farfelu chef des armées Suisse. Mais voilà que d'autres éléments ramènent le sujet sur la table. Suivant dans quel camp on se place on rira, on sera outragé ou l'on parlera de lucidité.

 

 

Je l'avais dit

 

Lors d'un article intitulé « il faut applaudir les bonnes initiatives » j'avais mis en avant les inquiétudes de trois personnalités ayant accès aux médias qui s'inquiétaient de la tournure que prennent les événements en France. Robert Ménard évoquait même la possibilité d'une guerre civile si les comportements ne changent pas : http://www.fn78-1.fr/article-il-faut-applaudir-les-bonnes-initiatives-112182997.html

 

Leurs et mon inquiétude étaient confortés par les dernières élections en Belgique qui ont vu le parti "Islam" décrocher deux élus avec ses trois candidats dans les communes d'Anderlecht, Molenbeek et Bruxelles Ville. Les premiers mots des nouveaux élus musulmans le furent pour espérer que la Belgique devienne un jour un état islamique. Voir mon article ici : http://www.fn78-1.fr/article-la-belgique-bientot-un-etat-islamique-112079311.html

 

Je vous avais alerté sur le fait que bien que, les pays Européens ne pensaient pas du tout à cette idée, la Suisse avait quand à elle envisagée la possibilité de troubles au sein de la CE dues à la crise de la dette et aux tensions communautaires. Dans un article intitulé « la Suisse à des frontières » je vous ai informé que ce pays se préparait à la fermeture de ses frontières si nécessaire : http://www.fn78-1.fr/article-la-suisse-a-des-frontieres-110814236.html

 

 

Les Suisses persistent...

 

La commission de la politique de sécurité du National a adopté récemment une motion contre le plafonnement des dépenses de l'armée à 4,7 milliards de francs afin de pouvoir augmenter le budget militaire à 5 milliards de francs Suisses.

http://www.rts.ch/info/suisse/4409524-le-budget-militaire-a-5-milliards-de-francs-defendu-au-national.html

Toutes les armées européennes voient leur budget militaire baisser et la Suisse subitement l'augmente ! Mais que craignent-ils ? Officiellement l'augmentation du budget permettra de finaliser l’achat d'avions de combats à la Suède.

http://www.rts.ch/info/suisse/3753823-avions-de-combat-800-millions-d-economie-prevus.html

Ainsi chaque département devra y aller de son sacrifice: un million pour la Chancellerie fédérale, 42 millions pour les Affaires étrangères, 325 millions pour l'Intérieur (social, culture, formation), 26 millions pour Justice et police, 12 millions pour la Défense (sans l'armée), 49 millions pour les Finances, 125 millions pour l'Economie et 170 millions pour les Infrastructures.

Quoi ? 12 millions pour la défense (sans l'armée) ! Ainsi le budget des troupes composant l'armée est le seul à ne pas être baissé. Voilà qui est intéressant...

 

 

...et signent

 

Invité à parler à la Chambre de commerce belgo-suisse mercredi dernier le chef de l’armée suisse, le commandant André Blattmann a accordé une interview à La Libre Belgique, par laquelle il réitère ses inquiétudes estimant que la crise financière en Europe, avec la hausse du chômage chez les jeunes qu’elle entraîne et la montée en puissance des partis ultranationalistes, constitue la principale menace à la sécurité de la Suisse. http://www.lalibre.be/actu/international/article/776503/la-crise-en-europe-menace-n1-pour-l-armee-suisse.html

« Pour moi, le risque le plus grand est la crise de l’endettement. De cette crise, peut naître le désespoir, qui peut entraîner des phénomènes de radicalisation. Exemples : le parti néonazi "Aube Dorée", qui vient d’entrer au Parlement grec avec 7 % des voix, et le parti d’extrême-droite hongrois Jobbik, qui a été créé en 2003. Nous avons déjà vécu cela en Europe. « À mon avis, il faut être prêt à réagir. Certes, les pays de l’UE promettent d’investir pour sortir de la crise mais ils n’ont pas d’économies. La Suisse est dans une bien meilleure posture ».

André Blattmann cite d’autres risques pour la sécurité de son pays : les cyberattaques, le réarmement de l’Asie, la prolifération des Manpads (missiles surface-air tirés à l’épaule) et les flux migratoires. Il ainsi souligné que l’armée suisse ne pourrait pas ouvrir à la main les portails de ses caches pour avions de chasse dans la montagne en cas d’une cyberattaque. Et cette menace-là est réelle : en Suisse, le ministère des Affaires étrangères a déjà subi deux attaques de ce genre.

La Suisse ne dispose pas d'une armée de métier mais d'une milice. Le service militaire est obligatoire, incluant un entraînement de quatre mois et plusieurs rappels. L’armée compte 154 000 soldats et cadres actifs, plus une réserve de 31 000 soldats et 20 000 recrues. Seuls les pilotes d’avion sont des professionnels.

 

 

Cela dérange à Bruxelles

 

« Si le chef de l’armée belge avait tenu des propos pareils », réagit un Belge ayant assisté au discours de la Chambre de commerce belgo-suisse, « il aurait dû démissionner. C’est presque insultant pour les pays voisins. La Suisse est entourée par l’UE et bénéficie d’une certaine façon de la crise en accueillant des gens riches qui viennent placer leur argent. Cela dit, dans les cantons conservateurs suisses, son message passe bien ».

Il semble que le discours de chef de l’armée suisse, ait provoqué quelques aigreurs chez les dirigeants européens à Bruxelles. Ses propos, ont fait «rager» plusieurs gros bonnets de la Commission européenne, qui se sont répandus en ragots éculés sur la Suisse qui selon eux est : «toujours prompte à profiter des crises avec ses banques».

 

 

Blattman pense tout haut ce que d'autres n'oseraient pas dire ?

 

Le journaliste Suisse Philippe Barraud semble ne pas trouver que les propos de Blattman sont si stupide que cela... http://www.commentaires.com/suisse/andre-blattmann-une-lucidite-qui-derange-a-bruxelles

« il est évident que plus la crise en Europe s’aggrave, plus les risques de conflit augmentent, il n’est pas sûr qu’André Blattmann n’ait pas dit tout haut ce que d’autres militaires pensent tout bas. À Lucerne le 5 novembre, l’ancien ministre polonais Adam Daniel Rotfeld avait jugé très sous-estimé l’impact de la crise sur la sécurité, en cas de faillite grecque. Controversé dans les médias, l’exercice «Stabilo Due» de l’armée suisse en septembre 2012, reposant sur un scénario supposant l’instabilité d’une partie de l’Europe, a par ailleurs été suivi à l’OTAN. Le plus étrange, confie un officier de l’Alliance, est que cette inquiétude soit ouvertement exprimée par un pays neutre. Car, entre alliés, nous nous posons aussi ces questions »
« Tiens donc! Voilà qui est bien intéressant – et dans un certain sens rassurant: on se préoccupe de ce qui se passe. Mais cela montre aussi que les militaires européens n’ont pas la liberté de parole dont peut jouir le commandant de l’armée suisse, et c’est regrettable: après tout, s’ils perçoivent un danger dans l’évolution actuelle de l’Europe, ils devraient pouvoir l’exprimer, afin que les dirigeants de l’Union aussi bien que sa population sachent que la paix éternelle qu’on leur promet à longueur de discours n’est pas pour tout de suite ».


Comique ou Visionnaire ?

 

Le chef des armées Suisse est un drôle de personnage. Sur ce point nous serons tous d'accort. Mais lorsque j’apprends que peut-être d'autres chefs militaire de la CE penseraient comme lui et nous le cachent, cela ne me fait plus rire du tout. De là a penser qu'ils prévoient de sauver leur arrières et de nous laisser dans la mouise il n'y a qu'un pas. C'est de la non assistance de personnes en danger. On ne peux pas reprocher aux gens des faits avant qu'ils ne les aient commis, mais la suspicion, la rumeur, la perte de confiance, la colère, sont les terreaux de la révolte. Cette même révolte qui légitimerait les propos de Blattmann...

 

 chris

Publié dans Enquête

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