Normal 1er a t-il eu peur des militaires ?

Publié le par Christophe

voeux-pr-2013
 
Normal 1er a peur des militaires. Même s'il ne l'a pas formulé comme cela (c'est un vrai journaliste qui a un rang à défendre et pas un franc tireur comme moi) Le très bien informé journaliste de Marianne Jean-Dominique Merchet nous apprend que les armes individuelles des militaires ont été temporairement démilitarisées à l'occasion de la visite du chef de l’État au 12ème régiment de cuirassiers d'Olivet (Loiret) pour la cérémonie des vœux aux armées. Il s'agit d'une mesure exceptionnelle et vexatoire de sécurité prise par l'autorité militaire (?).
 
merchetLe Versaillais Jean-Dominique Merchet, s'occupe des questions militaires depuis une vingtaine d'années. Il est également un auditeur de l'Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN 49). Il nous informe sur les bleus et les kakis avec son blog « secret défense » depuis 2007 avec pour devise : « RIEN DE CE QUI EST KAKI, BLEU MARINE OU BLEU CIEL NE NOUS SERA ÉTRANGER »
 

« Les militaires ont été désarmés durant la visite de François Hollande à Olivet »
Les armes individuelles ont été temporairement "démilitarisées". Une mesure exceptionnelle et vexatoire.
Selon nos informations, des mesures exceptionnelles de sécurité ont été prises par l'autorité militaire, à l'occasion de la visite mercredi du chef de l’État au 12ème régiment de cuirassiers d'Olivet (Loiret), pour la cérémonie des vœux aux armées. "Les Famas,7.62, 12.7 seront montés sans percuteur; les PA seront montés sans platine" ordonnait une note interne. Cela signifie que les armes des militaires présents sur le site ont été quasiment "démilitarisées" durant le temps de la visite.
Qui a pris cette décision - qui a froissé de nombreux militaires, estimant que le chef des armées mettaient en doute leur loyauté ? La sécurité de la Présidence ou l'armée de terre ?
Le Groupement de sécurité du président de la République (GSPR) a, selon une source bien informée, formulé la "demande habituelle de ne pas avoir de munitions dans les chargeurs"... ce qui est le simple bon sens. Selon cette même source, l'idée de faire "sans les culasses et les percuteurs" serait une "initiative des armées". Il semble qu'il s'agisse d'une initiative locale, au niveau du régiment, dont le chef de corps connaît pourtant bien les procédures de l’Élysée, où il a été aide de camp. "C'est ceinture et bretelles" ironise un proche du dossier !
Quoi qu'il en soit, quelqu'un semble avoir fait de l'excès de zèle - car on n'ose croire qu'il s'agisse d'une exigence du niveau politique. Et les militaires ont trouvé cet épisode aussi vexatoire que déplaisant...
Il faut remonter aux débuts du premier septennat de François Mitterrand pour trouver une telle procédure de défiance. Et évidemment durant la guerre d'Algérie, à l'époque du général de Gaulle. C'était alors un tout autre contexte, quand, effectivement, des militaires songeaient à liquider le chef de l’État...
Jeudi 10 Janvier 2013 - Jean-Dominique Merchet
  
Notre président aurait-il des craintes ? Si c'est le cas cela démontre le peu de confiance qu'il accorde aux militaires en n'hésitant pas, en plus, à leur faire savoir par une mesure vexatoire. En effet, des armes sans munitions n'était pas suffisantes comme gage de sécurité et il a fallut donc les démilitariser pour les rendre inopérantes, dès fois qu'un militaire se promène avec une cartouche dans la poche...
Jean-Dominique Merchet « n'ose croire qu'il s'agisse d'une exigence du niveau politique » mais pourtant il nous révèle également que « le chef de corps du régiment connaît bien les procédures de l’Élysée, où il a été aide de camp ». Alors, initiative personnelle ou demande de Élysée ? Si c'est une demande de l’Élysée elle dénote d'un climat d'inquiétude et si c'est une initiative du chef de corps, ses subordonnés auront appréciés la confiance qu'il place en eux...
Pourtant il y a des tas d'autres possibilités qu'utiliser une arme à feu pour commettre un attentat contre un politique, on se souvient que Charles Hernu, alors ministre de la défense socialiste, avait dans les années 80, été visé par le conducteur d'une voiture qui tentait de le percuter sur la base de Toulouse. Notre président aurait-il peur ? Peut-être est-il conscient que le traitement qu'il donne aux militaires n'est pas des plus sympas (réduction d'effectif, pertes de moyens). Pourtant, il n'est pas (pour l'instant) celui qui les aura le plus maltraité... 
 
 chris   

Publié dans Revue de presse

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