Nous sommes utiles

Publié le par Christophe

Blogueur 

 

Pour commencer le mois de février j'ai choisi de mettre l'accent sur un billet d'humeur de Robert Ménard publié sur Boulevard Voltaire fin janvier 2013 et intitulé « Politiciens et journaleux dans le même sac ! »

C'est pour moi l'occasion d'enfoncer des portes ouvertes et de valoriser le travail des blogs.

 

Dans ce texte monsieur Ménard, s'appuyant sur un sondage IPSOS pour le Monde nous rappelle que 82 % des Français estiment que « les hommes et les femmes politiques agissent principalement pour leurs intérêts personnels ». Ils sont même 62 % à penser qu’ils « sont corrompus ». Ces chiffres ne m'étonne pas car ils reflètent ce que nous entendons autour de nous depuis notre plus tendre enfance. Tout petit j'ai toujours entendu les grands dire des phrases comme : « ils sont tous les même » , l'un ou l'autre c'est pareil » , ils ne tiennent pas leur promesses », « ils sont tous pourris ». Ces affirmations ne reposaient généralement sur aucun fait avéré et c'était juste comme une coutume qui consistait à « critiquer la politique » pour se sentir comme les autres. Être normal. Le débat plus intellectuel étant laissé aux élites. Certains en me lisant diront que chez eux l'appartenance au peuple n'était pas incompatible avec un certain niveau intellectuel. Ils auront raison. Il n'est que la « bien-pensance » pour croire que nous sommes si stupide qu'elle doit penser pour nous... Mais revenons à nos 82% de politiques égoïstes et aux 62 % d'entre eux qui seraient selon les français corrompus. Les Français, ont la mémoire courte, les même politiques sont à chaque fois réélus. Les frasques de nos politiques ne pèsent pas lourd dans l'isoloir après que le temps ait fait son œuvre... Ajoutez à cela la peur de l'inconnu qui consisterai à voter pour un parti n'ayant jamais été aux affaires, peur bien entretenue par la bien-pensance, et vous trouvez normal que les français votent pour des gens qu'ils considèrent aussi détestables que le sondage en témoigne.

86 % des sondés considèrent que « l’autorité est une valeur trop souvent critiquée »

Le même raisonnement que ci-dessus peut être appliqué. Les contrôles de polices c'est pour les autres et pas pour soit même. Les sanctions à l'école sont pour les enfants des autres mais surtout pas pour les siens... Sommes nous prêts a définitivement accepter l'autorité sans sourciller ? Si cela peu vous aider à répondre franchement, je vous avoue que me concernant la réponse est non.

70 % jugent qu’il y a « trop d’étrangers en France » et 62 % que l’on « ne se sent plus chez soi comme avant ».

Je pense que les français sont sincère sur ce point mais ils restent sans réaction car ils sont aussitôt culpabilisés par la bien-pensance. L'on nous explique en permanence (médias, artistes, sportifs, politiques) combien nous sommes « mauvais » d'avoir cédé à ces pensées « populistes » et qu'il faut très vite se ressaisir et ne pas céder au chants des sirènes des partis soit disant xénophobes. Le discours est le suivant : « Une société évoluée c'est celle qui est une démocratie UMPS ne doutant jamais de ses bien-pensants ». Robert Ménard nous explique très bien cela dans son article, il utilise les mots qui font mouche : repli sur soi, peur de l’autre, populisme, années sombres, boucs émissaires. Il relève l'attaque qui est faite en permanence aux partis qui refusent de rentrer dans le rang et qui sont qualifiés comme étant : « ceux qui loin de les apaiser, attisent les peurs et de leur travail d’incendiaire ».

74 % d’entre nous estiment que l’Islam est « intolérant » et « incompatible avec la société française.

Je ne vais pas vous faire l'insulte de commenter ce chiffre. Si vous êtes un lecteur habituel de ce blog, vous savez ce que nous pensons et que nous sommes persuadés que l'islam est incompatible avec la société Française.

Robert Ménard termine en évoquant les journalistes près du pouvoir, de droite comme de gauche (parfois dans le même lit) que les Français jugent, pour 74 % d’entre eux, « coupés des réalités et ne parlant pas des vrais problèmes des Français ».

C'est vrai. Il faut être vigilent et écouter les médias traditionnels avec méfiance. Il faut apprendre à douter de tout. Poser vous la question : « pourquoi les Zemmour et autres Menard sont autant décriés ?» Au delà de ces vrais journalistes, les blogueurs trouvent toute leur utilité. Ils ont un rôle de rétablissement de l'information dont l'importance ne peut être remise en cause. Un simple article de blogueur peut conduire à ce qu'un internaute poursuive ses recherches lui même pour trouver la bonne information. La vérité, divulguée par les bons journalistes, demande parfois un minimum de travail personnel pour l'atteindre. Loin de moi l'idée de concurrencer les journalistes, mais juste celle d'essayer de mettre en lumière le travail de ceux qui sont honnêtes. N'ayant pas la prétention d'être un des leurs, je suis comblé d'être un complément utile et (ou) un relais. Si par la solidarité des blogueurs patriotes nous pouvons faire gagner quelques étapes et du temps précieux aux internautes, nous ne devons pas nous en priver...

 


Robert Ménard - 26 janvier 2013 - « Politiciens et journaleux dans le même sac ! »

 

82 % des Français estiment que « les hommes et les femmes politiques agissent principalement pour leurs intérêts personnels ». Ils sont même 62 % à penser qu’ils « sont corrompus » ! Mais ce n’est pas tout : toujours selon cette enquête d’Ipsos pour le journal Le Monde, 86 % des sondés considèrent que « l’autorité est une valeur trop souvent critiquée », 70 % jugent qu’il y a « trop d’étrangers en France » et 62 % que l’on « ne se sent plus chez soi comme avant ». Summum de l’horreur : 74 % d’entre nous estiment que l’Islam est « intolérant » et« incompatible avec la société française ».

Les bons esprits, les grandes âmes s’étranglent. La France basculerait « de la défiance au rejet, de l’inquiétude à l’anxiété, du repli sur soi à la peur de l’autre, du pessimisme au catastrophisme »pour reprendre les mots de notre confrère du Monde. La suite, vous n’aurez aucun mal à l’imaginer. C’est, bien sûr, le « populisme » qui est montré du doigt. Avec, en arrière-fond, l’habituelle comparaison avec les « années sombres », celles du « tous pourris », de l’appel au « chef », des boucs émissaires. On connaît la chanson.

Sur les responsables de ces « crispations », pas de doute pour le grand quotidien du soir : il faut aller les chercher du côté de ceux qui « loin de les apaiser, attisent les peurs », et de « leur travail d’incendiaire ». Mais rien, bien sûr, sur les politiciens au pouvoir depuis des décennies, sur leurs responsabilités, sur leurs mensonges, sur leurs prébendes, sur leur refus de voir ce que tout le monde voit, sur leur égoïsme de classe, de caste, sur leur soif de pouvoir…

Rien sur eux parce qu’au fond, ils font partie du même petit monde que les journalistes qui commentent ce sondage. Des éditorialistes, des analystes près, tout près du pouvoir, de droite comme de gauche. Jusque, parfois, dans les mêmes chambres à coucher…

Pas étonnant, du coup, que les Français jugent, pour 74 % d’entre eux, que les journalistes sont « coupés des réalités et ne parlent pas des vrais problèmes des Français ». Parions que cet article du Monde ne va pas les faire changer d’avis… Pas plus que les 58 % de ce peuple, tellement ingrat à l’égard de cette noble profession, qui sont persuadés que nos « nouveaux chiens de garde » font « assez mal ou très mal leur travail ». Populistes, vous dis-je…

 


Une phrase que j'adore et qui serait attribuée à Charles-Augustin Sainte-Beuve résume très bien le travail de rétablissement de l'information que les blogueurs aiment faire :

« l'individu ne raisonne pas nécessairement faux sur des bases exactes, il raisonne juste sur des bases fausses ».

 

 chris

 

 

Publié dans Revue de presse

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