Otage de l'Europe

Publié le par Christophe

Irlande ue

 

Au premier janvier 2013 j'étais toujours otage de l'Europe. Malgré la présidence tournante de l'union qui a vu l'Irlande prendre la relève je n'ai toujours pas été libéré.

 

   

Une tradition qui n'est que du vent

 

irlande président UEDublin a pris ce 1er janvier la présidence tournante de l'Union. Tous les six mois, c'est la même petite musique. Un pays quitte la présidence du Conseil de l'Union européenne et un autre le remplace. Le sortant se félicite de son excellent travail et le nouveau “président” annonce qu'il va être formidable pour l’Europe. Le début de l'année 2013 ne dérogent pas à cette tradition.

Chypre se félicite du bilan de ses six mois de présidence : « notre aspiration était d'amener un peu plus loin l'intégration européenne et je crois que les résultats importants de notre présidence sont une preuve de notre succès dans ce domaine », s'est félicité Andreas Mavroyannis, le chargé d'affaires auprès du président chypriote pour les Affaires européennes. De son côté, l'Irlande, qui assure la présidence de l'UE à partir du 1er janvier, annonce déjà qu'elle entend « promouvoir la croissance et l'emploi ». Tout ceci n'est que propagande et langue de bois dont l'Europe est devenue experte.

 

   

Une vitrine plus qu'un pouvoir

 

guide-nelles-irlandeN'en déplaise à l'auto-satisfaction Chypriote et aux rêves Irlandais, la réalité est différente. Sur l'importance du bilan de la présidence chypriote, que pouvait faire ce petit pays de 800 000 habitants qui, pendant qu'il présidait officiellement l'Union européenne en crise, négociait avec cette même UE les conditions de son aide financière ? Et que fera l'Irlande tout aussi en proie aux difficultés ?

Dans cette UE en crise profonde, tout pays se trouvera bloqué par la crise de la zone euro. C'est à Berlin que se fait une grande partie de la politique européenne aujourd'hui. Tout simplement parce que sans la république fédérale d'Allemagne, principal payeur de l'Union, rien n'est possible. Chaque communiqué du Conseil tresse des louanges aux travaux et aux efforts du pays qui préside l'UE, mais c'est pour la forme. La politique européenne est une politique qui se décide entre Berlin et Bruxelles. Les représentants de la présidence tournante sont des spectateurs de luxe.

La présidence tournante est devenue une sorte de vitrine qui permet aux pays de mieux se faire connaître. C'est l'occasion de présenter de beaux sites Internet vantant les mérites de la nation.

 

 

L’or noir de Cork

 

petroleS'il y a une chose qui peut profiter à l'Irlande ce n'est pas la présidence de l'Europe mais c'est « l'or noir de Cork ». C'est même ce dernier qui pourrait bien profiter à l'Europe...

Depuis la découverte de gisements d’or noir dans la mer Celtique, Cork, deuxième ville irlandaise est « dans l’attente d’un boom économique ». C'est une « fièvre de l'or », qui permet de rêver dans un pays profondément frappé par la crise. Le pétrole permettra-t-il au pays qui a pris ce 1er janvier la présidence de l’UE de sortir de la crise ? A Dublin, on commence à y croire.

Outre la présence remarqué des représentants d'ExxonMobil, de Texaco, géants pétro-chimiques, dans les rues de Cork, celle de la troïka ( FMI, BCE et UE) a été remarqué à Dublin. Mais cette fois, avec l'intention d'investir, et non pas de prêter en dictant les conditions.

Le gisement, baptisé Barryfoe Field, pourrait produire jusqu’à 280 millions de barils, pour une valeur de 30 milliards d’euros. Il ne manque qu’un détail : trouver les 1,5 milliard d’euros nécessaires pour son exploitation. L'Europe se fera un plaisir pour avoir sa part du gâteau...

Cork la ville dans laquelle se trouve l’usine Pfizer qui fabrique le Viagra, trouve peut-être là l'occasion de donner un bon coup de vigueur à son économie...

 

   

Captif

 

CaptifEn attendant, mes ravisseur Européens me détiennent toujours. Depuis l'entrée en vigueur du traité de Lisbonne, en 2009 et le nom respect de ma volonté de dire NON à cette Europe, j'ai été pris en otage par la bien-pensance de Bruxelles qui me maintiennent à l'intérieur de l'UE contre mon gré.

Les présidences temporaires se succèdent sous la direction de Herman Van Fripouille, le fantomatique président de l'UE, sans que ma libération ne soit au goût du jour. Ils ont décidé que je suis trop stupide pour choisir ma vie et le font pour moi même si pour cela je dois rester captif...

 

 

chris 

Publié dans Billet d'humeur

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