Poussez la porte des idées reçues

Publié le par Gérald

Marine Université d'été 2012

 

Avant d'adhérer au FN, j'étais comme tout le monde, un non voyant qui avais pris pour canne blanche les médias institutionnels.
 
Avec du recul, je me rappelle qu'avant je débutais toutes mes phrases par "Je ne suis pas du FN, mais ...".
Pourquoi utiliser cette précaution ? Parce que ma canne blanche me disait que j'étais coupable de vouloir traverser la rue.
 
Moi, Humaniste, Républicain, Laïque, comment aurais-je pu avoir l'idée d'aller sur ce trottoir qui depuis ma plus jeune enfance était dépeint comme insalubre et infréquentable ?
Et bien tout simplement en jetant ma canne blanche médiatique pour ouvrir les yeux et penser par moi même.
 
Les gens qu'on croise sur ce trottoir sont d'une diversité incroyable, mais ils ont tous en commun l'amour de leur pays, la France.
 
Poussez sans crainte la porte du FN et du rassemblement patriote, vous pourrez vous faire votre opinion sans perdre votre identité, personne ne cherchera à vous convertir !
 
Pour illustrer ces propos, je vous invite à lire le témoignage d'une personne que j'apprécie beaucoup et que je remercie pour son travail d'information quotidien, Gérard Brazon.
 
Gérald BOTTOSSO
 
Ref : G0020
Voir aussi :
 
 
Gérard BrazonPar Gérard Brazon
          
Des universités d'été du Front National qui ont bousculé mes idées reçues   
      
J'ai passé un week-end assez étonnant à la Baule. Ne connaissant du Front National que ce que ce qu'en disaient et disent encore aujourd'hui, les médias. Ainsi que les " dérapages" de son fondateur Jean-Marie Le Pen. J'avoue être entré avec une certaine curiosité mêlée d'une certaine méfiance. Le samedi matin, à l'approche du Palais des Congrès de la Baule, il y avait déjà beaucoup de monde mais aussi beaucoup de journalistes. J'entre et je me retrouve devant les portiques qui font la joie de tous les citoyens depuis que l'idée d'une bombe ou d'un attentat obsède les esprits: Merci à qui? Sûrement pas aux Bretons ni aux Auvergnats mais il faut bien l'admettre, du fait des adeptes de cette grande et belle religion de paix, de tolérance, d'amour qui nous gratifient de leur sollicitude attentive dès que l'on dit un mot de travers qui les contrarie sur leur prophète. Ils considèrent ipso facto, comme une insulte, tous propos qui n'est pas un mot de soumission et d'allégeance au "grand homme" tueur, pilleur, esclavagiste, gigolo dans sa jeunesse et pédophile à la fin!
 
Je franchis les portiques plus facilement que ceux de la Préfecture de Nanterre et j'arrive dans le hall où je reçois une carte de presse pour suivre les Universités d'été du Front National.
 
Muni de mon précieux sésame, je peux circuler comme je l'entends sans constater de près ou de loin, de jeunes blonds aux yeux bleus et aux chemises noires. Diantre, pas un de ses dangereux réactionnaires et autres "ras du front" comme ils disent. En fait, de braves gens venus de tous les horizons et toutes les origines qui circulent, se rencontrent, s'abordent, rient ensemble et se retrouvent avec plaisir.
 
Ne connaissant personne, je me sens un peu orphelin dans cette joie partagée par ceux qui m'entourent. "La solitude dans la foule" comme dit le poète. Ils n'ont pas de soupçon dans le regard face à l'intrus manifeste. En fait, si je suis là, c'est que c'est normal et ma foi, vis ta vie semblent-ils me dire. J'en conclus que je suis libre de circuler. Aucun "fort en gueule" ne m'interpelle, aucun "gros bras patibulaire" ne me renifle et pour cause, il y en a pas de ces caricatures. On devine sous l'air débonnaire du service d'ordre, que ce sont des bénévoles, des militants qui font un boulot de surveillance et de canalisation. M'aurait-on menti? Tous s'expriment dans une langue qui, sans être châtiée est tout à fait correcte et dénote plutôt une bonne culture générale. Pas d'arriérés mentaux politiques dans cette université, pas de beuglards avinés dès le matin, pas de gros beaufs demeurés.... Un peu plus rassuré, je m'avance dans la salle où règne un certain brouhaha comme dans toutes les salles où la foule attend et bavarde. Le second étonnement c'est la jeunesse des militants. A l'UMP, la moyenne d'âge est plus élevée et en général c'est plutôt mauvais signe. J'en faisais souvent la remarque à cette époque où j'étais un militant de ce parti où j'ai même siégé en tant que Conseiller National. Un parti politique qui prétend détenir l'avenir! Il ne peut pas avoir cette prétention en ayant, en tant que militants, une majorité de personnes âgées ou pour le moins, des femmes et des hommes ayant déjà réalisé la plus grande partie leur vie. Je ne veux pas dire qu'il n'y a pas de jeunes à l'UMP mais rien à voir avec la composition de cette foule qui attend l'ouverture des débats.
 
De plus en plus rassuré (hé oui), je m'installe à côté de personnes qui se révèlent sympathiques et ouverts et avec lesquel j'engage la conversation. J'attends, moi aussi tranquillement le premier débat.
 
Et là, c'est mon troisième étonnement, les débats sont de qualité, je dirai même de haute qualité. Il y a peu de réunions politiques où les intervenants ont tant d'expertise et où le public comme en écho se manifeste par des questions à bon escient. Très honnêtement, je me suis de nouveau demandé pourquoi ce genre de débats en interne aux FN, ne transpirait pas dans les médias. Comment des journalistes présents à ces types de débats sont-ils dans l'incapacité de les retranscrire en bonne et due forme?
 
Je commençais à comprendre cette méfiance des militants et des responsables envers les médias en général. Il est vrai que lorsque les dirigeants de l'UMP ou du PS disent une banalité, les médias font le tri mais s'en font tout de même l'écho. Là, j'écoutais des débatteurs en économie, en finance, en fiscalité qui nous expliquaient du lourd et prouvaient que ces sujet pouvaient être abordables et compris par tous. Cela me rappelait François de Closet qui autrefois à la télévision expliquait à un large public, quand celle-ci était un outil pédagogique et non un machine à décerveler, ce qu'était l'économie d'un pays, d'une entreprise. Une vulgarisation bien comprise.
 
En l'espace de deux heures, plusieurs tabous s'étaient effondrés.
 
- Je n'étais pas entré dans des locaux occupés par des militants agressifs, bien au contraire. Il n'y avait pas de gros bras le couteau entre les dents, le regard méfiant prés à bouffer de l'autre, de l'étranger, des "différents" comme disent les biens pensants.
 
- La moyenne d'âge des militants et le fait que rien n'est pris en charge par le FN. Tous viennent par leurs propres moyens et de toutes les provinces de France.
 
- Les intervenants n'avaient pas d'invectives à la bouche, pas de haine de l'autre. Ils ne bavaient pas d'inepties, ils étaient disciplinés et serviables. Tous écoutaient studieusement et applaudissaient la qualité des interventions.
 
Je finissais par me demander pourquoi je n'avais pas eu cette curiosité de venir plus tôt. Au fond, je savais pourquoi, car je faisais partie de cette masse de français qui avait été intoxiqué par la diabolisation. Il est vrai, à ma décharge, que Jean Marie Le Pen n'avait rien fait pour me rassurer du fait de ses propos que je ne vais pas rappeler ici mais qui, montés en épingle, ne pouvaient que produire cette diabolisation. Il semblait même s'en repaître parfois. Du moins c'était mon sentiment.
 
Je continuais mon bonhomme de chemin avec ma carte de presse autour du cou, une carte que je planquais au début car je me méfiais d'éventuelles réactions de militants ayant une dent envers cette presse si mesquine et foncièrement injuste. Même avec cette carte de presse, que l'on m'avait remise à l'entrée, les bonjours et les sourires n'avaient pas fondu comme neige au soleil.
 
Le hasard me permit d'assister à une petite interview de Monsieur Le Pen où un journaliste lui demandait ce qu'il pensait de la réflexion de Véronique Genest sur son islamophobie déclarée. Sûrement par hasard j'imagine. Monsieur Le Pen se contenta de dire que chacun était libre de penser ce qu'il voulait et chacun pouvait avoir ses peurs, ses phobies. Puis il s'éloigna laissant le journaliste bien marri. Cette interview ne sera jamais mise en ligne. Comme celle que LCI me proposa de faire, je ne sais pas pourquoi, sur ma bonne ou ma mauvaise bouille. Le thème était, là aussi par hasard, sur le voile islamique et la kippa que souhaite interdire dans la sphère public Marine Le Pen. Elle aussi ne sera pas retransmise puisqu'elle ne répondait pas au désir de fond qui était de trouver le caillou noir pouvant faire le buzz.
 
Je cherchais des amis de Résistance-Républicaine car je savais qu'il y en avait. Je ne les connais pas tous bien sûr. J'en ai vu qu'un seul seulement, Fabien, un ex militant de la CGT qui fut viré de son syndicat pour avoir été sur une liste du FN. La CGT doctrinaire, sectaire, communiste de type stalinien, donnant des leçons de démocratie à tour de bras, avait montré son vrai visage comme tous ces partis de gauche et de la droite molle désormais! La CGT voit une partie de ses effectifs voter pour le FN voire, militer pour ce parti politique, ce qui prouve qu'ils ont fini par comprendre qu'ils avaient été baladés pendant des décennies. Il est toujours temps de se réveiller en fin de compte. L'essentiel étant justement de se réveiller et de constater les dégâts commis par cette engeance. A ce stade de ma réflexion, je réalise que je fais partie de ces floués et que moi aussi, je me trouve sur le même chemin.
 
Après les débats de grandes qualités vint le discours-entretien de Jean Marie Le Pen. Ce fut une véritable ovation dans la salle. A cet instant, je me suis demandé comment je m'étais retrouvé là, dans cette foule qui acclamait ce vieux chef que j'avais appris à détester ou à mépriser pendant des années.
 
Le lien entre les militants et le créateur du FN est puissant, c'est certain. Je suis surpris car rien dans les médias ne m'avait laissé réaliser ce lien affectif. Là où hier, je voyais un tribun, un chef de type mussolinien haranguant les foules forcément inculte, il y avait là, un vieil homme encore vif, ayant un lien sentimental avec cette foule debout qui applaudissait avec enthousiasme son entrée.
 
Son discours était chargé en chiffres, mais les débats didactiques précédents nous y avaient habitués et donc, l'économie, la finance, la justice, la sécurité, l'immigration, l'Europe furent tour à tour évoqués. Et quelle ne fut pas ma surprise de constater le soir devant l'écran de télévision que les médias ne retinrent qu'un extrait d'une citation du général de Gaulle sur ce que sont les français à savoir: C’est très bien qu’il y ait des français jaunes, des français noirs, des français bruns ! Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu’elle a une vocation universelle. Mais à condition qu’ils restent une petite minorité. Sinon la France ne serait plus la France. Nous sommes quand même un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et religions chrétienne.
 
Uniquement cette référence d'un général qui par ailleurs, ne fait pas l'unanimité au Front National parmi les français qui subirent les conséquences de la perte de l'Algérie. Comment des journalistes peuvent-t-ils faire du général de Gaulle à titre posthume, un lepéniste ou de Jean Marie Le Pen un gaulliste, sans se sentir ridicule. Pour ma part, je partage totalement cette citation et qu'importe celui qui la reprend à son compte.
 
Puis ce fut encore une nouvelle ovation qui se termina par une Marseillaise extraordinaire que je n'avais pas connue dans d'autres réunions politiques et particulièrement à l'UMP qui relevait plus de la politesse que de la ferveur que je constate ce samedi 23 septembre à la Baule dans ce parti politique. Mes voisins avaient les yeux qui brillaient, un sourire immense, des regards enthousiastes. J'ai chanté avec eux cette Marseillaise avec toute la force que je pouvais alors même que je n'osais pas le faire ailleurs, de peur de passer pour un fasciste voire, comble de l'horreur, un lepèniste.
 
Fin de la première journée. J'étais épuisé mais satisfait de cette rencontre forte. Quelle découverte tout de même...
 
La deuxième journée fut du même niveau. Une rencontre passionnante avec Marie Christine Arnautu, avec des profs d'économie et de gestion comme Monsieur Lemaire d'HEC, Monsieur Sulzer. Des responsables politiques comme Paul Marie Couteaux, Bertrand Dutheil, des personnalités comme Alain Jamet, de Wallerand de Saint Just, tous participants à un débat sur la politique et la philosophie. Du lourd, du très lourd qui bouscule les idées et remet la Nation à sa vraie place par rapport au consumérisme proposé par les européistes et destructeurs de la Nation justement! Exemple de débats sur la philosophie et la politique, comme des petites affirmations souriantes sur des réalités en querelles de clochers bien françaises de type: "Mon village est plus beau que le tien, ma province est plus belle que la tienne mais nous avons le plus beau des pays comme disait le poète en rappel sur la charité bien ordonné commence par soi-même qui répond comme en écho, à cette phrase d'Aristote qui affirmait qu'il vaut mieux passer la journée avec des amis et des personnes excellentes qu’avec des étrangers et des premiers venus. En effet, la politique est liée à la philosophie.
 
Toutes ces rencontres avec ces personnes par la suite furent faites dans une grande simplicité et sans prétention aucune.
 
Vint le discours magnifique et de bonne humeur de Gilbert Collard ou le rire s'entremêlait avec le sérieux des propos. Un discours applaudi par l'ensemble des militants démentant de facto, l'idée de méfiance comme semble le dire les journalistes. Un discours de Marion Maréchal-Le Pen que l'on pouvait attendre, vu sa jeunesse, comme difficile mais ce ne fut pas le cas loin de là. Ce fut l'occasion d'un éclairage sur la stupidité de leurs collègues parlementaires de gauche et une découverte d'un état d'esprit fâcheux de Monsieur Copé incapable, apparemment, d'accepter la présence des élus du FN et refusant de saluer cette jeune député. Bel esprit démocratique.
 
Je passerai sur le discours de Marine Le Pen que vous trouverez sur ce site. Un seul mot, il fut fantastique! Je m'y suis retrouvé. Je savais que la droite molle avait glissé à gauche, j'en ai acquis la certitude dans ces universités.
 
  
Je ne suis pas un extrémiste, je ne suis pas fasciste, je suis simplement un bonapartiste revendiqué depuis de nombreuses années et qui souvent était moqué à ce sujet par mes amis politiques de l'époque où j'étais Conseiller Municipal. Je suis un bonapartiste qui avait retrouvé à travers De Gaulle, les valeurs françaises qui sont celles de l'amour de la France, de sa grandeur, de sa puissance, de sa souveraineté, de son indépendance et qui constate que Marine Le Pen revendique ces valeurs d'amour de la Nation avec la volonté du référendum pour rendre la parole au peuple de France.
 
Je ne regrette pas d'avoir participé à ces Universités d'été et j'encourage tous les lecteurs qui ne sont pas au Front National d'assister un jour à ces débats. C'est une bonne thérapie pour se débarrasser des derniers stigmates anti Marine Le Pen.
 
Gérard Brazon (Puteaux-Libre) 

Publié dans Revue de presse

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christophe 27/09/2012 21:32


Si je ne savais pas que ce témoignage est réel je penserai que c'est une pub pour le FN.


Monsieur Brazon dirige un blog de grande qualité et je suis fan de ses articles. Voilà une bonne idée d'avoir relayé ce texte.