Quand la police n'ose plus

Publié le par Christophe

quand la police n'ose plus

 

Depuis le début de l'été plusieurs faits divers ont été marqués par des décisions partisanes en la faveur des contrevenants (et là je suis polis) et à l'encontre du travail de la police judiciaire. Ces décisions sont apparues comme un désaveu des forces de l'ordre par les autorités judiciaires et comme un soucis permanent de ne pas froisser une certaine communauté.

 

Par ces décisions le risque que les forces de l'ordre ne se sentent pas soutenues est réel. Pire, sans parler de ne pas être soutenues, ce qui finalement n'est pas si loin de la situation normale en France, les forces de l'ordre peuvent même se sentir désavouées.

 

Les conséquences peuvent être une démotivation qui se traduira par un d'efficacité et donc de résultat. Par voie de conséquence, cela entraînera plus d'insécurité pour les citoyens.

 

Le risque pour les agents de la force publique d'avoir à répondre devant les tribunaux est également bien réel car régulièrement ils sont mis en cause dans leur action par des communautés qui n'hésitent pas à déposer des plaintes à leur encontre pour des situations ou c'est la parole de l'un contre la parole de l'autre.

 

L'absence de position claire de nos politiques et de l'autorité judiciaire ne peut qu'inciter la police judiciaire à faire preuve de retenu dans l'exercice de ses fonctions.

 

Vous pouvez penser qu'ils n'ont pas à avoir d'état d’âme, que c'est leur métier et qu'ils doivent le faire quelle que soit la situation et quels que soient les dirigeants politiques en place.

Ce n’est pas faux, cependant il faut avoir à l'esprit que si on peut donner des ordres et dire qu'ils ne sont pas discutables, on ne peut pas contrôler leur inconscient. Voici un exemple Britannique dont, jusqu'à preuve du contraire, il n'est pas possible qu'une t-elle situation se produise en France. Chez nous comme en Grande Bretagne les policiers et les magistrats ne sont que des hommes.   

 

Par peur d’être taxée de racisme, la police britannique n’enquête plus sur les crimes et délits des gangs d’immigrés

http://www.ndf.fr/identite/10-08-2012/par-peur-detre-taxee-de-racisme-la-police-britannique-nenquete-plus-sur-les-crimes-et-delits-des-gangs-dimmigres#.UCWcEp2TtdV

 

C’est un rapport du think-tank Civitas qui l’affirme :

Les pressions dues à l’accusation de racisme entravent l’efficacité de la police dans sa lutte contre les gangs ethniques du Nord de l’Angleterre. Selon John Gower Davis, un ancien académicien, cette peur d’être accusé de racisme est directement liée au rapport Macpherson sur le meurtre de Stephen Lawrence, un adolescent noir assassiné par des jeunes blancs en 1993. Ce rapport, qui tient son nom du juge William Macpherson, avait conclu à des manquements graves et à des incompétences de la police sur ce crime, mais, surtout, que l’institution policière recelait des tendances racistes. Ce constat intervient en corrélation avec l’arrestation cette année d’un gang spécialisé dans l’enlèvement et le viol collectif de jeunes filles anglaises. Presque tous les membres du gang étaient d’origine pakistanaise et ils auraient fait 47 victimes. Or la police a manqué l’occasion de mettre fin à leurs méfaits deux ans plus tôt lorsqu’une adolescente de 15 ans les a informés de son viol. Ann Cryer, un ancien membre du Parlement du Labour (centre-gauche britannique), a confirmé que la police avait échoué dans son investigation sur cette affaire à cause de sa crainte d’être accusée de racisme.

 

Qu'est-ce que le CIVITAS ?

(Institut pour l'étude de la société civile)

http://www.civitas.org.uk/books/about.php

 

Je vous dirai que même après avoir visité leur site internet, je ne sais pas trop... Ou plutôt si, c'est un énième organisme de lobbying. 

Ils déclarent que leur travail se divise en deux groupes principaux:

Les services que nous offrons pour le public,

Les recherches et les programmes éducatifs.

Bref, on va dire que leur étude sur le crime doit faire partie de la catégorie « recherche ».

Par contre, le rapport qui en est sortis est du genre inquiétant pour la police Britannique et peut-être pour les polices Européennes. 

 

En lecture ici le rapport 2012 du CIVITAS

« Acquisitive Crime: Imprisonment, Detection and Social Factors »

http://www.civitas.org.uk/crime/crimeanalysis2012.pdf

 

Ici l'article du dailymail donnant d'autres détails

http://www.dailymail.co.uk/news/article-2184203/Fears-branded-racist-stops-police-investigating-crimes-ethnic-minorities.html

   

Si cette affaire est réelle, c'est une alerte sérieuse pour la sécurité de nos démocraties. Un crime aurai-il pu être évité si les policiers n'avaient pas eu peur d'être qualifié de racistes ? La famille de la victime doit être bien triste. La fille violée qui n'a pas reçu l'écoute qu'elle était en droit d'attendre doit être bien dégoûté de sa police.

 

Il est important de maintenir la confiance aux forces de l'ordre mais il faut également la contrôler. Ces contrôles ne permettront pas seulement de vérifier sa compétence mais aussi de mettre à jour les injustices dont elle est la proie.

Je suis certain que dans ce deuxième cas il y a plus de grain à moudre que d'incompétences à relever. 

 

Christophe 

Ref : C0044 

Publié dans Enquête

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