Le procès et la sanction

  pussy riot provocatrices

 

- Le 7 août 2012 le procureur a requis trois ans de colonie pénitentiaire à régime ordinaire pour les trois jeunes femmes du groupe Pussy Riot

 

En détention provisoire depuis le mois de mars 2012, Maria Alekhina, Ekaterina Samoutsevitch et Nadejda Tolokonnikova, ont été maintenues en détention, jusqu'à l'audience du 30 juillet 2012 durant laquelle elles ont plaidé non coupable de hooliganisme et considèrent que leur délit devait être requalifié en infraction administrative. Pendant l'audience, elles ont regretté d'avoir blessé les sentiments des fidèles.

 

- Le 17 août au tribunal Khamovnitcheski de Moscou, les trois membres du groupe Pussy Riot ont été reconnues coupable de hooliganisme et les condamne à 2 ans d’emprisonnement.

 

Sur la vidéo de l'annonce de la sentence http://fr.rian.ru/video/20120817/195712555.html

on peut constater que les Pussy Riot auront jusqu'au bout joué la carte de l'arrogance, refusant de faire profil bas devant les magistrats. Rien ne permettant d'inciter à la clémence...

 

Elles ne solliciteront pas la grâce, a déclaré Nikolaï Polozov, l'avocat des jeunes femmes.

« Nos clientes ont été très claires à ce propos: en aucun cas, elles ne demanderont la grâce ».

 

- Le 27 août 2012, la défense des Pussy Riot, a fait appel du jugement.

 

- Le 16 septembre 2012, commençant sans doute à flipper, les trois condamnées à deux ans de colonie pénitentiaire ont demandé à purger leur peine dans la maison d'arrêt de Moscou où elles sont actuellement détenues. Leur avocat a fait savoir que les maisons d'arrêt intégraient des services spécialisées chargés notamment de préparer la nourriture ou de nettoyer les locaux et que ces travaux étaient considérés par la législation comme équivalents à ceux exercés dans les colonies.

« Les jeunes femmes ont rédigé cette demande parce qu'elles craignaient de se voir en danger suite à la large médiatisation de leur affaire et en raison des efforts visant à les diaboliser ». Il a rappelé que dans les colonies pénitentiaires pour femmes, les personnes condamnées pour meurtre étaient détenues avec celles qui avaient commis des infractions moins graves.

 

- Le 01 octobre 2012 le procès en appel a été reporté au 10 par la justice russe sur la demande de Ekaterina Samoutsevitch qui a annoncé avoir rompu avec ses avocats en raison de divergences, et se trouver actuellement sans défenseur. http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20121001.AFP0686/russie-le-proces-en-appel-des-pussy-riot-repousse-au-10-octobre.html

 

libé goulagLes qualificatifs émotionnels utilisés par la presse française qui n’a pas hésité à parler de Camps et de goulags, avaient un objectif  : Choquer l’opinion internationale et discréditer la Russie.

http://www.liberation.fr/monde/2012/08/16/dans-l-archipel-des-camps-de-prisonniers-russes_840168

 

Le Mainstream ne cesse de marteler que les jeunes femmes auraient été condamnées pour une prière anti-Poutine et ce malgré le fait que le juge et le jugement ne mentionnent pas ce fait.

 

- Le 10 octobre 2012 s'est déroulé le procès en appel. A l'issue de celui-ci, une des trois accusées, Ekaterina Samoutsevitch, a été remise en liberté le jour même.

   sortie ekaterina

 

Pour les deux autres, les condamnations à deux ans de camp ont été confirmées en appel.

http://www.lemonde.fr/europe/article/2012/10/10/russie-une-des-pussy-riot-relachee-peine-maintenue-pour-les-deux-autres_1773011_3214.html

 

Ekaterina Samoutsevitch avait révoqué son avocat en arguant de désaccords, provoquant le renvoi du procès en appel. Cette démarche s'est avérée payante puisque la nouvelle avocate de Mme Samoutsevitch, Irina Khrounova, a obtenue pour sa cliente une condamnation à une peine avec sursis et mise à l'épreuve de 2 ans.
« Je suis bien sûr contente, mais je suis triste pour les filles, triste que leur peine n'ait pas été modifiée », a déclaré Samoutsevitch.

Le fait que cette dernière est lu un texte d'excuse a certainement influencé en sa faveur :

« Nous n'avons pas voulu offenser les croyants si cela a été le cas, nous nous en excusons. Notre action était politique »

 

Les deux autres sont restées sur leur position, « Nous sommes toutes les trois innocentes, nous sommes en prison pour nos opinions politiques ».

« Si notre condamnation est confirmée en appel et que nous partons dans un camp, nous ne nous tairons pas pour autant, même si on nous envoie en Sibérie ou en Mordovie », a renchéri Alekhina.

Tolokonnikova, a elle aussi déclaré qu'elle était prête à s'excuser si elle avait offensé des croyants. Mais « un repentir est impossible car ce serait reconnaître que notre action était antireligieuse, ce qui n'est pas le cas » a-t-elle dit.

 

Comme elles voudront, mais elles restent en prison...

 

 

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