Les FEMEN profanent Notre-Dame de Paris

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Huit féministes du mouvement Femen se sont mises seins nus dans la nef de Notre-Dame de Paris pour "fêter le départ du pape" Benoît XVI, mardi 12 février. Entrées dans le flot des touristes, les huit jeunes femmes portaient de longs manteaux qu'elles ont ôtés à proximité de trois des neuf nouvelles cloches provisoirement déposées dans la nef. Elles les ont fait tinter avec des morceaux de bois, criant en anglais "Pope no more" ("Plus de pape"). Sur le torse et le dos, elles avaient inscrit des slogans au feutre comme "No homophobe", "Crise de la foi", "Bye bye Benoît !"
Devant les visiteurs de la cathédrale consternés elles ont également scandé leurs slogans fétiches comme "In gay we trust", ou "Dégage homophobe !"
 
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Les FEMEN ont démontré une fois de plus qu'elles n'ont aucun respect, ni pour le pape ni pour ses fidèles.
Avec cette profanation de lieu de culte chrétien c'est donc un nouvel acte de christianophobie dont les FEMEN partageront la responsabilité avec les écologistes Français.
 
En effet, le 4 février 2013, les écologistes ont ont proposé aujourd'hui que le prochain conseil de Paris élève les membres du groupe féministe russe Pussy Riot au rang de citoyennes d'honneur de la Ville de Paris. « Les écologistes proposeront au conseil de Paris de février, par un nouveau vœu, d'élever les Pussy Riot au rang de citoyennes d'honneur de la Ville », annonce dans un communiqué le groupe EELV de la capitale.
Pour le député EELV Denis Baupin, « les actions féministes et démocrates menées par les Pussy Riot en Russie doivent être encouragées et défendues par notre ville car elles sont conformes à nos choix politiques ».
Que Denis Baupin se réjouisse, il a été entendu, fortes du soutien d'un parti politique représenté au gouvernement, les FEMENS ont profanés une cathédrale en France tout comme les Pussy Riot l'avaient fait en Russie.
Puisque la mode est aux encouragements :
«Vous qui êtes très certainement très soucieuses de l'égalité, pourquoi vous en prendre toujours à la même religion ? C'est un peu facile. Dans un pays où il est de bon ton de taper sur les chrétiens vous ne risquez rien ! La prochaine fois, oserez-vous allez dans une mosquée, qu'on rigole ? »
 
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Les Femen, peu inquiétées après leur interpellation
 
 
Une fois évacuées par le service d'ordre de la cathédrale, les huit activistes Femen- une Ukrainienne et sept Françaises - ont été conduites par les forces de police «au central 4» (commissariat du IVe arrondissement), «simplement pour la forme», confirme une source de la Préfecture de police de Paris, pour «vérifier leurs papiers d'identité» et «elles ont été relâchées dans la foulée, sans garde à vue».
 
Les faits sont pourtant tous des délits punissables par la loi, tant du point de vue civil que pénal. «Exhibition sexuelle dans un lieu accessible au public» (article 222-32 du Code pénal), «atteinte à l'affectation cultuelle» et «atteinte à la liberté d'exercice du culte» (loi de 1905), «injure commise envers (…) une personne ou un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée» (article 33 alinéa 3 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse), «coups et blessures», «destruction ou profanation d'objet sacré»…
 
«Et avec tout ça, on juge seulement bon de vérifier leurs papiers? On ne les prie pas de s'expliquer?, s'étonne Me Laurent Delvolvé, avocat de l'archevêché de Paris qui a porté plainte. Au regard de la gravité des faits et du lieu dans lequel ils ont été commis, on peut s'interroger sur le traitement policier de cette affaire… À situations égales, on a vu des traitements bien différents».
 
 
Le manque d'entrain pour les interpeller était flagrant
 
Si l'avocat ne veut pas illustrer son propos en se lançant dans les comparaisons, Mgr Patrick Jacquin, le recteur de la cathédrale, n'hésite pas à reprendre l'interrogation qui s'empare de l'opinion: «Pensez-vous que si cela s'était passé dans une mosquée, il y aurait eu une telle désinvolture dans la manière de les appréhender?, relève-t-il. D'ailleurs, notez qu'elles ne s'attaquent jamais aux mosquées, et pour cause, elles seraient pendues!».
 
«Le manque d'entrain pour interpeller ces femmes était flagrant dès le début, dit-on à l'archevêché de Paris. Cela se voit sur les vidéos, après avoir été évacuées par nos surveillants, elles ont continué bien tranquillement à scander leurs slogans, dénudées sur le parvis. La police ne s'est pas pressée d'intervenir alors que le commissariat est à côté.»
 
 
Manuel Valls «consterné»
 
Après la plainte déposée par l'archevêché de Paris contre les Femen, le Service d'investigation transversal (SIT) a été chargé de l'enquête. Mais aujourd'hui, les plaignants et les nombreux pétitionnaires choqués par la provocation des Femen attendent un acte politique de la part du gouvernement, estimant insuffisante sa réaction face à l'événement.
 
Mardi soir, le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, avait fait part de sa «consternation» face aux agissements des Femen, condammé «une provocation inutile» et témoigné «de son soutien aux catholiques de France qui ont pu être offensés par ce geste grossier». «Il y a eu une parole publique, très bien, dit Me Laurent Delvolvé, mais y aura-t-il une volonté politique? Le ministère de l'Intérieur, le Parquet, appuieront-ils notre plainte en poursuivant eux-mêmes?»
 

 
 
chris