11 novembre

Publié le par Christophe

731px-Bleuet de France circa 1950

 

Le 11 novembre est le jour appelé « jour du souvenir » ou « jour de l’armistice » car c’est à ce moment-là que l’on commémore l’armistice qui a mis fin à la Première Guerre mondiale en 1918.

C'est un jour férié durant lequel on commémore aussi les sacrifices d’autres guerres que la Première Guerre mondiale. C'est aussi l’occasion de rendre hommage au soldat inconnu, un corps non identifié tué pendant la Première Guerre mondiale et maintenant enterré sous l’Arc de Triomphe. Symboliquement, c’est une façon de se souvenir de tous les soldats.

 

La cérémonie

 

commemoration 11 novembreUne cérémonie a lieu dans chaque commune, généralement en présence du maire et de plusieurs personnalités politiques. Les citoyens défilent derrière la fanfare dans les rues de la ville, puis s’arrêtent devant le monument aux morts, à 11h. C’est en effet à 11h, le 11ème jour du 11ème mois, que l’armistice a été rendu effectif, et cet horaire symbolique a été maintenu pour la fête commémorative. Une fois devant le monument aux morts, le maire ou une autre personnalité fait un discours et cite les noms des soldats de la ville morts au combat pendant la Première Guerre mondiale. Après chaque nom, les citoyens répètent à l’unisson « mort pour la France ».

Quelques fois en France, mais surtout dans les pays anglo-saxons, les citoyens portent des coquelicots sur le revers de leurs vestes. Le coquelicot symbolise en effet les soldats morts au combat, car, après un combat, les champs, nus auparavant, se recouvrent de ces fleurs rouges sous l’effet de la poussière de chaux laissée par les bombardements. En France, le bleuet est aussi utilisé car il rappelle la couleur des uniformes des soldats français pendant la guerre.

 

Armistice de 1918

 

armistice 11 novembreLe 11 novembre 1918, les généraux allemands et alliés se réunissent dans un wagon-restaurant aménagé provenant du train d'État-Major du maréchal Foch, dans la clairière de Rethondes, en forêt de Compiègne. L'armistice est signé entre 05h12 et 05h20, avec une application sur le front fixée à 11 heures du matin, et ce pour une durée de 36 jours qui sera régulièrement renouvelée. À la suite de cet armistice est signé le traité de Versailles, le 28 juin 1919. Il marque la fin des combats de la Première Guerre mondiale (1914-1918), la victoire des Alliés et la défaite totale de l'Allemagne. Le cessez-le-feu est effectif à onze heures, entraînant dans l'ensemble de la France des volées de cloches et des sonneries de clairons annonçant la fin d'une guerre qui a fait 9 millions de morts et environ 8 millions d’invalides, soit environ 6000 morts par jour. Proportionnellement, en nombre de combattants tués, la France est le pays le plus touché avec 1,4 million de morts et de disparus, soit 10 % de la population active masculine.

 

Le soldat inconnu

 

flamme-du-soldat-inconnu-arc-de-triomphe imagelargeEn 1920 apparaît l'idée de rendre hommage aux soldats morts pour la France mais non identifiés. Suite à une loi votée à l'unanimité par le Parlement, la dépouille mortelle d'un soldat parmi plusieurs autres, choisi dans la citadelle de Verdun, est placée, le 11 novembre 1920, dans une chapelle ardente à l'Arc de Triomphe. Le 28 janvier 1921 le soldat est inhumé sous l'Arc de Triomphe dans la tombe du Soldat inconnu. Ce n'est que trois ans plus tard, le 11 novembre 1923, qu'est allumée, par André Maginot, ministre de la Guerre, la flamme qui ne s'éteint jamais, donnant au tombeau du Soldat inconnu une forte portée symbolique et politique.

 

Bleuet de France

 

381px-CPA Bleuet de France 1914-1918Dans le langage des fleurs, le bleuet symboliserait la délicatesse et la timidité et serait « le messager de tous les sentiments purs, naïfs ou délicats ».

Les bleuets, comme les coquelicots, continuaient à pousser dans la terre retournée par les milliers d’obus qui labouraient quotidiennement les champs de bataille. Ces fleurs étaient le seul témoignage de la vie qui continuait et la seule note colorée dans la boue des tranchées.

Ce terme de « Bleuets » désignait les soldats de la Classe 15 (nés en 1895) fraîchement arrivés sur le champ de bataille du Chemin des Dames, en raison de l’uniforme bleu horizon dont ils étaient vêtus. Ces jeunes recrues qui, pour des milliers d’entre eux n’ont jamais eu vingt ans, avaient été surnommés ainsi par les poilus plus anciens qui avaient porté le désastreux pantalon rouge garance encore en usage au tout début de la Première Guerre mondiale.

Cette appellation perdura pendant toute la guerre parce que l’uniforme neuf aux couleurs encore fraîches qui équipait le nouvel arrivant contrastait avec la couleur de boue des uniformes des vétérans.

 

Suis-je rabat-joie ?

 

444px-PoilusreposJ'en ai pas l'impression. J'estime que si les adultes sont (censés) au courant de ce que représente l'armistice du 11 novembre, les plus jeunes ont peut-être quelques lacunes. Bien sur, vous allez me dire que ces enfants ne lisent pas ce blog et vous aurez raison. Cependant, certains d'entre vous plutôt que de chercher quoi dire à leur enfants pourront peut-être trouver ici des éléments de langages leur permettant de dire l'essentiel. On doit bien cela aux Poilus, (surnom donné aux soldats français de la Première Guerre mondiale) qui ont tant souffert pendant cette terrible guerre.

Le cauchemar des tranchées : Les pertes lors des assauts sont extrêmement lourdes et font partie intégrante de la guerre de tranchées.

Les « gueules cassées » : L'expression, fut inventée par le Colonel Picot premier président de l’Union des Blessés de la Face et de la Tête, pour désigner les survivants ayant subi une ou plusieurs blessures au combat et affectés par des séquelles physiques graves, notamment au niveau du visage. Elle fait référence également à des hommes profondément marqués psychologiquement par le conflit, qui ne purent regagner complètement une vie civile ou qui durent, pour les cas les plus graves, être internés à vie. Après la guerre, le nombre de soldats morts des suites de leurs blessures s’élève à environ 500 000 tandis que la grippe espagnole fit 200 000 morts supplémentaires en France.

 

 

chris

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