Santiago Matamoros

Publié le par Christophe

Santiago Matamoros - 2Santiago Matamoros - 1
 
Cette semaine ont lieu les fêtes de l'apôtre Saint Jacques à Saint-Jacques de Compostelle avec comme point d'orgue la journée du 25 juillet.
 
J'ai déjà évoqué la Reconquista qui s'est achevé par le soupir du Maure, je vais fermer cette parenthèse par un dernier volet (j'entends d'ici certains soupirs de soulagement) qui traite d'un acteur incontournable de la Reconquista : l'apôtre Saint Jacques alias le Santiago Matamoros.
 
(Je me suis beaucoup documenté dans les écrits multiples de Denise Péricard-Méa, grande historienne médiéviste française, docteur en histoire de l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, spécialiste des cultes à saint Jacques)
   
La ville et l'apôtre
On entend souvent parler de « saint Jacques de Compostelle » comme on dirait François d’Assise ou Thérèse d’Avila. C’est faux. Saint-Jacques-de-Compostelle (Santiago de Compostela en espagnol) est une ville, pas un saint.
Saint-Jacques-de-Compostelle (Santiago de Compostela en galicien et en castillan) est une commune espagnole située dans la province de La Corogne en Galice.
On y vénère un saint : Jacques de Zébédée ou Jacques le Majeur ou saint Jacques. C'est l'un des douze apôtres de Jésus Christ,
Fils de Marie Salomé et de Zébédée, saint Jacques, fils de Zébédée, est appelé le Majeur : cette épithète lui venant de sa qualité d'aîné, car il est le frère aîné de l'apôtre Jean.
Il est fêté le 25 juillet dans le christianisme occidental, le 30 avril dans le christianisme oriental et le30 décembre dans le rite mozarabe.
 
Le pèlerinage
Le pèlerinage  de Saint-Jacques-de-Compostelle est un pèlerinage catholique, dont le but est d'atteindre le tombeau légendaire de l'apôtre saint Jacques le Majeur, situé dans la crypte de la cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle
Mis en place après la découverte du supposé tombeau de saint Jacques, le pèlerinage de Compostelle est l'un des «trois grands pèlerinages de la Chrétienté», avec ceux de Jérusalem et de Rome.
Depuis l'origine du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, les pèlerins ont emprunté les voies de communication de tous les autres voyageurs. Sauf à proximité immédiate des sanctuaires, il n'y avait donc pas à proprement parler de chemins de pèlerinage spécifiques.
C'est à partir de 1882, avec l'impression du dernier Livre du Codex Calixtinus, que s'est répandue la notion de chemins de pèlerinage. Ce livre commence en effet par ces mots: «Quatre chemins vont à Saint-Jacques».
 
Le matamoros
Saint Jacques allait être durant toute la Reconquista le symbole et le saint patron de la lutte contre l'Infidèle. IL apparu miraculeusement et pour intervenir aux côtés des chrétiens et aurait reçu pour cette raison le surnom de Matamoros, «tueur de Maures».
Un ordre militaire lui a été dédié, l'ordre de Santiago (Santiago qui est la contraction de Sant et Iago et qui peut se traduire par saint Jacques).
Sa statue le montre alors monté sur un cheval blanc, frappant de son épée un ou plusieurs guerriers musulmans.
Cette figure de saint Jacques Matamore date de la bataille de Clavijo, qui opposa en 844 le roi des Asturies à l'émir de Cordoue.
L'histoire raconte que, les soldats de l'évangile s'élancent du Clavijo comme, des lions sur les infidèles. Ils vont au combat comme à une fête. La montagne retentit de leurs cris mille fois répétés, Santiago! Santiago! Selon sa promesse, l'apôtre guerrier leur apparaît, monté sur un destrier d'une blancheur éclatante, un étendard couleur de neige dans une main, un glaive étincelant dans l'autre. Il marche à la tête des Espagnols, son regard lance la foudre, sa main terrasse les Maures, son cheval les foule aux pieds. Soixante-dix mille Sarrasins tombent sous les coups des chrétiens; leur calife, échappé au carnage, regagne presque seul la ville de Cordoue et va cacher sa honte au fond de son palais.
 
Le Matamoros hors d’Espagne  
Le Matamore aux Amériques
L’image et le mot traversent l’Atlantique avec les Conquistadors et donnent le Mataindios « tueur d’Indiens ». Les adversaires n'étaient plus des infidèles, mais des païens ignorant la véritable religion. Les chroniques relatent une quinzaine d'apparitions du saint sur son coursier blanc arrivant à la rescousse des soldats espagnols en difficulté. Il existe de très nombreuses statues en Amérique du Sud.
Le Matamore en Europe
Dès 1315, les Suisses ont fait de saint Jacques l’apôtre de leur indépendance après leur victoire sur les Autrichiens à Morgarten, où ils érigèrent une chapelle Saint-Jacques en témoignage de leur reconnaissance. Mais cette chapelle ne comporte pas de représentation du saint guerrier.
Bien plus tard, on retrouve les représentations de saint Jacques à cheval piétinant des combattants là où les Espagnols ont combattu, dans les Flandres, en Italie, en Autriche et jusqu’en Pologne.
En Italie sont répertoriés quelques rares Matamores.  En Méditerranée, il fut un pourfendeur de Maures et de Turcs.
Le Matamore en France
Le musée Unterlinden à Colmar conserve une gravure de Martin Schongauer, datée des années 1480, représentant, croit-on, Clavijo. Un vitrail de l’église Notre-Dame-en-Vaux à Châlons-en-Champagne, daté des environs de 1525, le représente aidant Charlemagne lors de la bataille de Pampelune. Saint Jacques en cavalier guerrier est également sur un vitrail du XIXe siècle de l’église Saint-Jacques de Perpignan.
 
Santiago Matamoros aujourd'hui politiquement incorrect
Les dhimmis espagnols (il y en a comme chez nous) font depuis quelques années du lobbying pour faire disparaître le Matamoros afin de ne pas heurter les musulmans !
Ainsi, il a disparu de certaines processions en Espagne alors qu'il y était mis à l'honneur traditionnellement. Dans les Asturies, la paroisse du quartier de Sama de la ville de Langreo n'utilise plus pour sa procession, l'effigie de Santiago Matamoros. En Galice, la confrérie Saint-Jacques de Pontevedra a défilé avec une bannière neuve sur laquelle l'apôtre est désarmé et ne piétine personne.
Une autre préoccupation est apparue, ne pas choquer les pays musulmans. La statue de saint Jacques Matamore a récemment fait l'objet d'une polémique concernant un éventuel retrait de la nef de la cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle et un transfert au musée attenant. La commission culturelle du sanctuaire voulait éviter de risquer de heurter l'islam.
C’est ainsi qu’à la cathédrale de Compostelle, depuis l’année sainte 2004, le Matamore est fleuri en permanence pour cacher les Maures écrasés.
 
matamoros politiquement correct     
Divers
La dernière fois que le Matamore a été mis à l'honneur ce fut en 2003 quand El Mundo des 24-25 juillet écrivait :« Les troupes que le gouvernement espagnol a envoyées en Irak défileront en Terre Sainte, avec la croix de saint Jacques matamore, visible sur leurs bannières et drapeaux ».
(Selon El Mundo, ces propos auraient été ceux du Premier ministre espagnol).
   
Une chanson en l'honneur du matamoros: Hijo del trueno (fils du tonnerre)  
  
Hijo del trueno  
 

L'ordre de Santiago (Saint-Jacques de l'Épée) est un ordre militaire et chrétien dédié à la protection armée de la religion apparu au Moyen Âge dans le contexte de la guerre sainte qui a motivé les croisades et la Reconquista. À l'époque moderne l'ordre fut transformé en un moyen de récompenser les fidèles du souverain d'Espagne. Il est encore aujourd'hui décerné par le roi d'Espagne qui en est le grand maître.

  Saint-Jacque de l'épée
 

 
Celui que Jésus avait surnommé « Boanerges », fils du tonnerre, serai le bienvenu de nos jours pour frapper de la foudre du ciel l'envahisseur.  
J'ai très envie de crier « Santiago ! Santiago ! » afin que le Matamoros vienne à notre secours.
 
En attendant, ceux qui sont croyant seraient bien inspirés de prier Santiago Matamoros.
 
Christophe  
 
Ref : C0026
Voir aussi :
 
 

Publié dans Billet d'humeur

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Gerald 26/07/2012 01:52


L'Occident se meurt !


Quand on commence à masquer ce qui fait la fierté d'un peuple, quand on lui retire même la possibilité de s'y référer par son libre arbitre, alors la soumission est proche !


Notre identité de peuple est attaquée de toute part et nos élus, gavés de nos impôts, se contentent de criminaliser nos réactions au lieu de nous protéger.


Tous ces lâches, socialistes pour la plupart, qui affirmaient en 39, "mieux vaut être un Allemand vivant qu'un Français mort" sont en train de nous rejouer la même sale histoire, "mieux vaut être
un dhimmi vivant qu'un Français mort" diront-ils dans quelques temps.


Mais les musulmans ne sont que les jouets du mondialisme contre nous, après notre disparition, ce sera leur tour !


Dans toute cette tragédie organisée, je n'en veux pas aux musulmans, mais j'espère que la justice divine, la raison ou la providence jugera les traîtres avant qu'il ne soit trop tard.


Le mondialisme est une plaie pour l'humanité, en tuant les "états-nation", il n'y aura plus de diversité dans le monde. Aujourd'hui les puissants s'affrontent pour savoir qui va diriger
le gouvernement mondial et sa horde d'esclaves de consommateurs.


Mais seul ceux qui seront utiles pourront vivre pour entretenir l'élite, les autres seront considérés comme un poison pour la planète et éliminés par quelques famines savamment orchestrés
pour apitoyer les survivants et que personne ne s'aperçoive de rien.